Happy Death Day

Ce film, traduit en français par Happy Birthdead, part sur une idée sympa de mêler « Groundhog Day » et le slasher/teen movie. En soi, il y aurait même eu de quoi faire. Le principe d' »Un jour sans fin » a été vu et revu, repris à différentes sauces (Edge of Tomorrow, Source Code, par exemple mais aussi la série Day Break), et peut donner des résultats de qualité très variable. Ici on suit une étudiante lambda à l’université qui se fait assassiner… et se réveille tout de suite pour revivre la même journée. Elle a beau tenter d’y changer quelque chose, le tueur est toujours fidèle au rendez-vous et réussit toujours à la massacrer, de différentes manières. Les événements se répètent, elle influe dessus pour en changer certains. Petit-à-petit elle va tenter de découvrir l’identité et le mobile de son assassin pour s’en débarrasser.

Franchement sur le papier l’idée est bonne et il y aurait de quoi faire. D’autant qu’un petit twist vient mettre des bâtons dans les roues en justifiant le fait que l’héroïne ne pourra revivre éternellement cette journée. Un autre petit twist final (mais que l’on pouvait sentir venir quand même) sur l’identité de l’assassin. Et hop on tient un truc qui devrait rouler.

Oui mais non ne fait. Le film tente de jouer sur la comédie universitaire avec des relations et romances entre les personnages, les fêtes, la vie de campus, les fraternités/sororités, etc. En mêlant un slasher là-dessus on a un truc ultra-classique dont finalement le film ne sort jamais. Malgré son côté « Un jour sans fin », il n’arrive pas à se donner une vraie âme, un truc personnel. Le réalisateur Christopher Landon suit les chemins tracés et codifiés du genre sans rien apporter réellement, avec un suspens juste ce qu’il faut mais vraiment sans plus. L’héroïne Jessica Rothe n’est pas fondamentalement solide et il est difficile de s’attacher à son personnage (mais elle est ultra-sexy, fallait bien vendre le film).

Un film qui tente un peu trop le grand écart entre la comédie adolescente de campus, le slasher et le film fantastique, pour un résultat finalement fade. Dommage, parce que le thème me semblait plutôt sympa et je continue à penser qu’il y aurait eu bien mieux à en faire.

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