Gun Woman

Je crois que c’est dans les pages de Mad Movies que j’ai entendu parler de cet OVNI complètement barré. On y suit deux assassins qui roulent ensemble à-travers les Etats-Unis et se racontent une histoire dingue. Celle d’un docteur japonais rendu fou lors du viol/assassinat de sa femme par un dirigeant de la pègre. Pour se venger, il aurait transformé une junkie aux portes de la mort en véritable machine à tuer pour l’infiltrer dans un lieu top secret où le gars en question sera présent et plus facile à atteindre. Le film va enchaîner les scènes très violentes, la nudité frontale, un peu de sexe, des délires complets et des passages bien barrés pour nous transporter dans un univers malsain et glauque où l’on aborde même le cannibalisme et la nécrophilie.

Je ne sais pas si cela explique des choses, mais Gun Woman est un film japonais. On sait que les nippons ont parfois une imagerie et des références différentes des nôtres, et il n’est pas toujours facile d’y plonger. Ici, le réalisateur Kurando Mitsutake n’y va pas de main morte et laisse libre cours à une imagination complètement débridée. L’idée de base de dissimuler une arme à feu en plusieurs morceaux sous la peau d’une femme par des opérations chirurgicales est en soi déjà bien barrée (et ne dépareillerait pas dans un manga cyberpunk). Mais la manière dont le tout est filmé, avec son absence de tabous et de retenue est vraiment surprenante. Dès le début on nous présente un grand méchant fou attiré par les pires penchants et les exactions les plus trash. Mais au final le « gentil » ne se révèle guère mieux, poussé dans ses retranchements par la folie qui l’habite. On a pas mal de litres de sang, de la nudité frontale sans chichis, et même des pratiques réellement choquantes. Avec là-dessus une couche d’action complètement folle, où ça saute, tire et découpe dans tous les sens.

L’actrice Asami Suguira, qui tient le rôle principal, est passée par le X avant de tourner dans d’autres types de films ; on explique mieux le manque de retenue pour toute la nudité que l’on a dans le film. A ses côtés, on trouve Kairi Narita et Noriati Kamata, tous deux dans des rôles de grands malades qui feraient passer Jigsaw pour un fan des Bisounours. Les deux tueurs occidentaux, bien plus sages et posés mais barrés quand même, c’est Matthew Floyd Miller et Dean Simone.

Difficile de donner un réel avis sur ce film. Une fois que l’on se fait à l’idée qu’il y a du gore, du violent, du malsain, que la fin justifie tous les moyens, il se montre sous un très bon jour avec une mise en scène rythmée et efficace, et des scènes d’action solides. Mais il se destine à un public assez restreint, prêt à accepter tout cela.

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