Il faut flinguer Ramirez

La couverture enflammée de cet album et son titre m’ont tout de suite attirés. Une lecture du dos et un feuilletage plus tard, je repartais avec pour le déguster en toute tranquillité. Et ce fut un grand plaisir. Cette création de Nicolas Petrimaux est le 1er tome d’une série qui s’annonce sous de très bons auspices.

Au Mexique, Ramirez c’est un tueur de très haut calibre engagé par le cartel pour des assassinats demandant beaucoup de talent ; l’un des meilleurs, peut-être même le meilleur, un type qu’on souhaite ne jamais croiser, un fou furieux, un vrai psychopathe. En Ariozna, jaques Ramirez est le meilleur réparateur d’aspirateurs de la société Robotop qui commercialise ses produits avec un sens aigu de la communication ; doux, serviable, affable, muet, apprécié de toutes et tous. Lorsque des membres d’un cartel croient reconnaître Ramirez le tueur dans Ramirez le réparateur, une vague d’action et de violence se déclenche. Sans compter que deux filles aux caractères bien trempés sont en pleine cavale de braquages violents dans la région, poursuivies par des flics sous pression. On récapitule : un pauvre vendeur d’aspirateur, un tueur implacable, un cartel de la drogue, des braqueuses sauvages, des flics qui en veulent… voilà un cocktail détonnant dont le résultat est à la hauteur des espérances.

L’histoire ultra-cinématographique fait effectivement référence à tout un pan du cinéma de genre et d’action, spécialement les années 80s durant lesquelles se déroule l’action. Les décors, les bagnoles, les looks des personnages, l’ambiance, tout est là pour nous faire revivre ce genre. Et les références sont nombreuses (y compris à des trucs plus modernes genre Les Experts). Avec un début plutôt calme, l’album part très vite dans une action débridée et complètement barrée où explosions, courses-poursuites et mitraillages divers sont de rigueur. Et ça prend à fond. Le style graphique rend parfaitement bien le dynamisme de l’histoire ; tellement que l’on visualiserait aussi très bien le tout sur grand ou petit écran. Les couleurs claquent sans piquer les yeux. L’auteur rend extrêmement bien l’ambiance souhaitée, incluant au sein des pages des bouts d’articles de journal ou de fausses pubs pour rendre l’univers cohérent. Sans compter un cliffhanger final qui pose pas mal de questions et qui donne une envie plus que pressante d’acquérir la suite (je ne trouve aucune info quand à sa date de parution, mais le premier tome est suffisamment frais pour que l’on doive probablement attendre encore un moment).

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