Dora et la Cité Perdue

Si on m’avait dit qu’un jour je regarderais volontairement un film Dora l’Exploratrice, je vous aurais bien ri au nez. Ben finalement il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. C’est donc en cherchant ce qui tournait ces temps comme films pour enfants, dans le but d’en regarder avec ma fille, que je suis tombé là-dessus. Et franchement, honnêtement, bien que le film ne soit pas bon, j’ai quand même passé quelques bons moments et j’ai même ri.

Dora vit dans la jungle avec ses parents et son cousin Diego, et le singe Babouche, et elle explore, chante et sourit tout le temps. Diego part vivre à la ville. Dora grandit, a maintenant 16 ans, et ses parents décident de l’envoyer aussi à la ville pour qu’elle se fasse des amis (autres que des animaux sauvages) et ait une vraie vie. Sauf que les parents sont sur la trace d’une mythique cité avec plein de trésors, et que des méchants veulent aussi trouver la cité, et qu’ils vont tenter d’enlever Dora pour forcer la main aux parents. Dora se retrouve donc à nouveau dans la jungle avec ses amis citadins et une course s’engage pour voir qui trouvera la cité perdue en premier.

Le scénario n’est pas le point fort de ce film. Il est ultra-classique, cliché, bourré de facilités et de trous énormes, d’improbabilités kilométriques et d’évidences mêlées de « oh ben ça alors ». Sans parler des personnages clichés (on l’avait vu venir depuis le début le coup du « car en fait c’est moi le méchant »). Du coup derrière la caméra, James Bobin ne s’est pas énormément foulé pour donner du novateur dans la réalisation, puisque les plans sont simples, et globalement la réalisation n’a pas une grande saveur. La plupart des acteurs sont dans la même veine, assez fades, coincés dans des rôles ultra-archétypiques : Isabela Merced (Sicario 2,…) joue la toujours souriante et positive Dora qui chante et fredonne sans cesse ; pas facile de rentrer dans le rôle. A ses côtés, on a ses amis avec Jeffrey Wahlberg, Nicholas Coombe et Madeleine Madden. En face on a Temuera Morrison (L’Ame des Guerriers, Star Wars, Aquaman,…) et Eugenio Derbez. Les deux meilleurs sont sans conteste les parents de Dora Eva Longoria (Desperate Housewifes,…) et surtout Michael « je parle trop et trop vite » Peña (Fury, Seul sur Mars, Ant-Man 1 et 2,…) ; le rôle de ce dernier m’a bien éclaté, mais je suis en général assez fan de l’acteur.

Jusque là, le film semble n’avoir rien pour lui… Et pourtant il y a un petit côté décalé, du délire absolu, de l’absurde, et même du foutage de gueule des épisodes de Dora. Finalement il est fait pour les gamins qui ont regardé Dora petits, ont grandi comme l’héroïne et veulent se moquer tout en se rappelant le truc. Et ce sont ces passages où on se moque du dessin animé (avec comme point d’orgue les fleurs hallucinogènes) qui font le sel du film. Ça ne rattrape pas le reste et le film reste globalement très bof. Mais rien que pour ces petits moments de délire et les prestations de Peña, je ne regrette pas complètement. Je m’attendais à bien pire.

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