Dexter, saison 1

Cette série trainait depuis un bon moment sur ma liste de « à voir ». Et maintenant que je suis arrivé à la fin de la première saison, je na’i qu’une question : « comment j’ai fait pour passer si longtemps à côté? »

Dexter, c’est donc l’histoire de ce scientifique de la police, spécialisé dans les traces et éclaboussures de sang, qui est aussi un serial killer ; mais un gentil serial killer qui ne s’en prend qu’aux méchants et qui cherche ainsi à dépolluer la société. Cette série est l’adaptation de bouquins qui ont l’air sympas aussi d’ailleurs ; mais ils ne sont pas le propos de ce billet (d’autant que je ne les ai pas lus). Revenons donc à la série elle-même.

Incarné par un Michael C. hall toujours aussi bon (car déjà superbe dans Six Feet Under), Dexter mène donc sa vie complètement hermétique aux émotions de ses congénères humains. Cet homme est absolument dénué de toute empathie et de tout sentiment, il ne semble fonctionner qu’avec son cerveau reptilien. Le jeune Dexter a été adopté par un flic qui avait déjà une fille. Les deux enfants ont grandi. Rapidement conscient de sa différence, Dexter a décidé de la cacher aux autres. De fait il a aussi rejoint les forces de l’ordre où il bosse comme consultant scientifique (un « expert » plus crédible que bien des personnages de la série du même nom). Cette connaissance des policiers et de leurs méthodes lui assurent une certaine sécurité sur son activité de serial killer. Sur cette base fort sympathique vont sé dérouler différents autres arcs. Pour commencer, Dexter a une relation avec une femme, dans sa tête juste pour donner le change et se donner une façade de normalité. Mais l’évolution de cette relation, la présence des deux enfants de la femme en question, le retour du mari sorti de prison, tout cela va forcer notre héros à se poser des questions, à se remettre en cause, à étudier sa psychologie. On a aussi un gros arc scenaristique avec la chasse à un autre tueur en série qui sévit dans Miami en laissant une trace de cadavres finement découpés et vidés de leur sang. Dexter va participer à cette enquête et y découvrir bien plus qu’il ne pensait y trouver. L’apogée des deux derniers épisodes de la saison montent un final éclatant et profond.

On notera encore que la série se déroule à Miami, une ville très sympathique avec de nombreuses facettes, parfaite et qui donne un contexte très agréable. Les personnages sont solides et profonds, poignants. Dexter qui s’auto-évalue et s’étudie, au travers parfois d’un psychiatre. Mais aussi les autres. Debra et sa vie amoureuse mais aussi son envie de carrière, sans parler de la relation avec son frère Dexter. Laguerta la carriériste opportuniste. Angel frimeur latino qui devient touchant quand on aborde en profondeur sa situation familiale. Doakes et son intransigeance. Rudy Cooper, si ambivalent. Et j’en passe. Le tout présenté avec une maîtrise technique géniale, de magnifiques plans, une intrigue rondement menée et un accompagnement musical qui colle à fond. Seul regret : j’ai trouvé trop tôt qui était le « grand méchant », alors que j’aurais aimé tenir le suspens plus longtemps.

En tout cas, une chose est sûre, je fonce sur la suite… J’adore!

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