CSI – saison 9

9 saisons… Cette série atteint un âge très respectable. Avec ses points positifs et négatifs. Le gros truc, c’est qu’il devient difficile de se renouveler, car au bout d’un moment on a fait le tour des possibilités de meurtres, des mobiles et des techniques d’enquête. Et du coup certains épisodes sonnent creux, comme une redite classique et facile, la série se citant elle-même. Certes, avec le final au cliffhanger terrible de la saison 8, on pouvait attendre un joli arc scenaristique sur la durée, puisque l’on tenait là un bon gros méchant bien dodu. Et bien non, on coupe court et c’est emballé-pesé en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Dommage, vraiment dommage. D’ailleurs cette saison perd l’habitude qu’ils avaient pris de nous mettre des intrigues sur la durée, des tueurs qui reviennent, des sales coups se répercutant plus loin. C’est aussi dommage.

Par contre, cette saison 9 a l’avantage de relancer la machine en faisant sortir de scène Grissom. Le nouveau personnage (je ne dirais pas « remplaçant » vu qu’il ne prend pas la place de Grissom, plutôt qu’il remplit un trou) est très intéressant. Interprété par un Laurence Fishburne en forme, Ray Langston est un prof d’université étudiant le comportement de serial killers et qui accepte sans trop réfléchir de tout laisser tomber pour rejoindre la police. Transition un peu rapide et arrivée un peu parachutée, mais au moins ce nouvel élément parvient à changer la dynamique de groupe. Les autres rôles sont toujours bien en place, développant leurs relations. Tout va bien et la mécanique roule.

Ce que je retiendrai surtout de cette saison, ce sont quelques épisodes particulièrement agréables avec des spécificités…

L’épisode 16, « les quatre saisons » est bien sympathique car développant une belle histoire.  On y voit Nick enquêter à plusieurs reprises dans la même année dans un même motel, et les intrigues se former, ainsi que des liens avec les gérants des lieux.

L’épisode 18 est un grand moment. Histoire de fêter dignement le 200eme épisode de la série, les producteurs ont mis William Friedkin (à qui l’on doit entre autres l’Exorciste et French Connection) aux commandes. C’est donc pas n’importe qui que l’on retrouve à la réalisation  et ça se sent. Un grain particulier, une forme spécifique, une ambiance superbement posée. En plus, l’épisode se déroule dans l’univers de la Lucha Libre, bref du pain béni pour mettre un style bien particulier. J’ai beaucoup aimé.

L’épisode 20 a fait flancher mon coeur de geek. Le meurtre a lieu au cours d’une convention de SF, autour d’une série faisant franchement plus que référence à Star Trek. Bien que je ne sois pas un trekkie, j’ai adoré cet épisode plein de délires autour des conventions, du cosplay, et de l’imagination sans bornes de Hodges.

Au final, une saison honnête, qui tente de relancer la machine avec le départ du personnage principal et l’arrivée d’un nouveau. reste que la série commence quand même à tourner en rond et risque d’avoir beaucoup de mal à se renouveler. Heureusement que la réalisation est globalement toujours bonne, on est loin de Miami qui pique les yeux.

 

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