Pacific Rim

Pacific-Rim-121213-02Encore un blockbuster de l’été que j’ai loupé de peu au cinéma ; ça commence à bien faire. rattrapage donc à la maison. Il faut dire que Pacific Rim me faisait de l’œil depuis longtemps. Vous alignez les mots « Del Toro, robots géants, kaijus » et je ne peux que démontrer une impatience certaine. J’avoue. Pacific Rim part donc d’une faille dans le Pacifique ouverte sur une sorte d’autre monde d’où proviennent des kaijus, des monstres géants qui attaquent l’humanité sur les bords de l’océan, et qui déciment pas mal. Pour leur faire face, l’humanité s’est alliée et on a construit des jaegers, des espèces de robots géants pilotés par des duos de pilotes reliés mentalement entre eux et au robot. Le film ne s’attarde pas sur les débuts de cette guerre et nous épargne de trop longues minutes de mise en place. On passe directement au cœur de la guerre, quand ça charcle et que ça castagne sévère. Quand en fait les kaijus de plus en plus nombreux et fréquents reprennent le dessus sur une humanité qui croyait tenir le bon bout avec ses jaegers. Un petit groupe de pilotes résiste et avec leurs derniers robots ils vont chercher à mettre un terme définitif à l’invasion des kaijus (le « définitif » de cette phrase étant sujet à caution puisque Del Toro bosserait sur un scénario pour un Pacific Rim 2). Évidemment, on en va pas louer ce film pour ses qualités scénaristiques ; l’histoire ne regorge pas de trouvailles monstrueuses et ne va pas révolutionner le monde du cinéma. Non, on regarde Pacific Rim pour en prendre plein la gueule. C’est du grand spectacle et là franchement c’est une grande réussite.

Alors oui je ne suis pas très objectif parce que je suis assez fan de Del Toro. Bon OK il sort de ses habituelles ambiances plus baroques et gothiques 8sauf dans les visions du monde des kaijus). Mais son sens de l’esthétisme est toujours là, en particulier avec un design de malade sur les jaegers et les kaijus.  Du coup le film s’attarde beaucoup sur ces adversaires, et on prend du CGI à haute dose ; les effets spéciaux sont centraux ici. Et parfaitement maîtrisés. La puissance et la taille des créatures comme des robots sont vraiment bien rendus et on a une impression de gigantisme. Même sur ma télé ; alors j’ose pas imaginer comment que ça devait en jeter au cinéma. Contrecoup, les acteurs sont parfois un peu délaissés, presque relégués au second plan (même si c’est la volonté humaine et leur courage qui va amener à la résolution de l’intrigue). Ce qui est dommage parce qu’il y avait de quoi faire. En héros on retrouve le beau gosse Charlie Hunnam qui peine à sortir de Sons of Anarchy visiblement ; bad boy rebelle et castagneur, il garde aussi la même démarche, c’est dommage j’aimerais bien voir de quoi d’autre il est capable. A ses côtés on retrouve l’excellent Idris Elba (le fabuleux Stringer Bell de The Wire) en militaire qui an a vu de toutes les couleurs, et doté d’une aura et d’une stature incroyables. On retiendra aussi la performance de Ron Perlman, brillant en receleur haut de gamme hautain. Un joli casting qui tient bien la route. Des personnages certes assez clichés et archétypiques (waow, la surprise qui n’en est vraiment pas une sur le passé du général), mais fort bien interprétés et qui sont à leur place.

Le film est très bien réalisé. Il évacue en quelques minutes les tenants et aboutissants de la situation. Il ne perd pas de temps à nous détailler les débuts de la guerre, il va directement au but. Et ça c’est bien ; marre des films qui tournent en rond pour rien et du coup perdent leur rythme. Ici on a une progression de la tension bien gérée. Et même s’il n’y a pas de très grande surprise ni de twist renversant, l’intrigue est bien gérée. Elle permet de mettre en place des combats de plus en plus dantesques qui donnent une progression et rythment le tout. Et c’est là que le film donne sa pleine mesure, avec des scènes absolument grandioses, des bastons de toute beauté, des robots et kaijus aux techniques variées et aux apparences diverses.

Pacific Rim a donc été un très bon moment. Il réussit parfaitement à mêler ces délires de robots et de monstres géants qui bousillent tout. Et rien que pour ça, il vaut la peine d’être vu. On ne va pas s’attendre à un scénario hors du commun, certes, mais il est très bien traité avec tout le talent visuel et graphique de Del Toro.

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