Agent Carter

agent-carter_612x816Bon OK, les super-héros sont partout. Et Marvel en première ligne. Les cinémas sont inondés de films qui envoient du bois (et qui sont pour la plupart bons, voire très bons). Et notre petit écran est maintenant lui aussi soumis à leurs assauts. Pour certains c’est carrément la saturation. Pas pour moi, parce que j’aime et que ça m’éclate, et que cette option d’un univers super-large qui se retrouve de film en film en passant par des séries, ça fonctionne super bien.

Donc Marvel sur petit écran, c’était déjà les très funs Agents of Shield. Mais voilà t’y pas que pendant la pause au milieu de la saison 2, on nous a balancé Agent Carter. Alors si vous avez bien suivi, l’agent Peggy Carter est cette militaire au caractère bien trempé qui a poussé Steve Rogers et l’a suivi dans sa transformation en Captain America, l’a accompagné dans ses aventures et en est tombée amoureuse. Une femme à poigne, une vraie, un personnage féminin fort. On l’a revue bien âgée dans Captain America 2. Mais la série nous renvoie à juste après la deuxième guerre mondiale. Le Captain est « mort », la guerre est finie, on retourne à la vie plus ou moins civile et Peggy Carter bosse pour le Strategic Scientific Reserve (S.S.R), une sorte d’agence de contre-espionnage. En tant que femme des années 40, elle y est bien entendue affectée à la préparation du café, à répondre au téléphone et à amener les dossiers, et ce malgré ses états de service que personne ne semble avoir retenu. Pas qu’elle ne veuille pas faire plus, mais on ne lui en laisse pas trop l’occasion. Alors quand son pote Howard Stark (oui, le père de…) est suspecté de terrorisme et d’alliance avec les nations ennemies, et que celui-ci lui demande l’aide pour retrouver ses inventions volées et prouver son innocence, la fringante Peggy se lance dans l’aventure, avec l’aide du majordome de Stark, un certain Jarvis.

Action, poursuites, bastons, technologies improbables, femmes fatales, espions, grands méchants, complots, toute la panoplie de l’ambiance pulp est présente. Et franchement j’adore. Pas de temps morts, les enquêtes se suivent dans le fil de l’histoire et tout est bien lié (pas ce sentiment d’épisodes déconnectés comme au début d’Agents of Shield). On est face à un scénario bien foutu qui donne envie d’engager directement la seconde. Ben oui, huit épisodes, c’est trop peu, et j’espère vraiment qu’il y aura une suite. Les personnages sont bien construits, l’intrigue est bonne, le rythme est bon, la réalisation est de qualité, tout y est. Sans oublier les nombreux clins d’œil à l’univers Marvel, que je n’ai sûrement pas tous vus passer d’ailleurs. C’est aussi avec un grand plaisir que l’on retrouve les acteurs venus des films Marvel (Hayley Atwell est toujours Peggy Carter et Dominic Cooper est toujours Howard Stark, tous deux de grands réussites avec de très bons personnages très bien interprétés), ainsi que les nouvelles recrues pour la série (comme Enver Gjokaj déjà vu dans Dollhouse de Whedon évidemment, James d’Arcy en Jarvis, et les autres). Et puis ces années 40 sont bien rendues, avec la critique bien entendu sur la place de la femme. Un grand bravo donc pour cette série prenante.

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