John Wick

John-Wick-141001De temps en temps, ça fait du bien de se mettre devant un bon film d’action sévèrement testostéroné qui va droit au but (car oui ici on ne va pas parler d’un célèbre auteur de jeux). Et ici l’argument tient en gros à « Don’t fuck up with Keanu’s dog ». Ouais parce que c’est le monolithique Keanu Reeves qui interprète le héros badass de ce film de David Leitch et Chad Stahelski (inconnus au bataillon). John Wick est heureux avec sa femme qu’il adore, tout va bien, mais la maladie emporte la malheureuse. Elle lègue, de manière posthume, à son mari désespéré un petit chiot adorable avec un message du genre « voici quelqu’un dont tu pourras t’occuper maintenant que je ne suis plus là » ; et donc le clebs devient le centre de la vie de John, souvenir de son épouse. Il a aussi sa voiture, une Mustang qu’il soigne aux petits oignons et c’est tout. Quand un jeune malfrat caractériel et ses potes s’en prennent à la voiture et au chien, le sang de John ne fait qu’un tour. Il s’avère que ce type est un ancien tueur de la mafia russe, un gars capable d’en descendre des dizaines d’autres sans transpirer et en moins de temps qu’il en faut pour dire « Shoot’em up », le gars qu’il vaut mieux ne pas emmerder quoi. Et le petit malfrat s’avère être le fils d’un parrain de la mafia russe justement. Bref, ça va faire des étincelles et une simple petite bisbille va rapidement dégénérer en règlement de comptes général à grands coups de bastons diverses et violentes.

Rapide (1h41), carré, sans autre prétention que d’être un bon film d’action qui claque, ce métrage ne pète pas plus haut que son cul et atteint parfaitement sa cible, sans chercher à nous embrouiller avec du pathos inutile ou de la psychologie à deux balles. On ne va pas chercher midi à quatorze heures, on ne cherche pas à rajouter de l’inutile, on va droit au but et on y va bien. L’introduction expédie le truc pour nous mettre en situation et très rapidement l’action prend le pas dans une série de scènes fort bien chorégraphiées qui vont crescendo jusqu’à une ahurissante explosion finale. Oui c’est too much, oui le héros est uber-balaise, oui il y a pas mal de trucs improbables, mais qu’est-ce que c’est bon et qu’est-ce que ça défoule. On en parlait sur Facebook et le comparatif avec un film comme Shoot’em up est assez indiqué ; de l’action « décomplexée » selon l’expression consacrée, qui ne se prend pas la tête, et qui offre de véritables moments de bravoures. Comparaison aussi avec les jeux vidéos, en particulier les FPS qui envoient des hecto-tonnes d’ennemis se faire massacrer par un personnage solitaire.

Les enchaînements de gun-fu sont vraiment bien foutus. L’image est solide, carrée, froide, sombre, avec une violence parfois assez crue (une balle dans la tête c’est jamais bucolique). Une réalisation de qualité qui colle bien au style et à l’ambiance. Et puis une très bonne bande-son aussi avec des morceaux vraiment bien foutus. Aux côtés de Keanu, on notera la présence de Michael Nyqvist (oui, le Michael Blomkvist de Milenium qui campe un parrain mafieux de qualité), Alfie Allen (qui accumule les rôles où il fait des conneries et s’en prend plein la gueule avec sa prestation de Theon dans Game of Thrones), Willem Dafoe ou encore la toujours séduisante Adrianne Palicki. Du joli monde donc pour un film bien sympathique. Il semblerait qu’un deuxième opus soit au programme pour 2016, j’attends de pied ferme.

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