Good Omens

Dans la série des grands classiques que je devais lire et que c’était pas encore fait mais que maintenant c’est bon, je rajoute Good Omens (ou De Bons Présages dans la langue d’Akhenaton) (je dois dire que l’annonce de la diffusion prochaine de la série m’a rappelé l’existence du bouquin). Un roman dont l’énoncé seul des auteurs suffit à donner envie de lire puisque ont écrit cet ouvrage à quatre mains Neil Gaiman (Sandman, Coraline dont a été tiré un film très sympa, Neverwhere, Stardust, American Gods, Anansi Boys, …) et Terry Pratchett (Le DIsque-Monde), rien que ça (même si c’était avant leur starification). Du coup, on sent venir le bonheur avant même d’ouvrir les pages. Et le bonheur a été présent sur toute la lecture.

On va suivre les traces d’un démon, Crowley, et d’un ange, Aziraphale, qui vivent sur Terre depuis des siècles, au contact de l’Humanité, en s’attachant à celle-ci chacun à sa manière. Mais voilà que le tant annoncé Antéchrist arrive, annonçant l’Apocalypse qui doit ravager le monde lors d’une terrible bataille entre le Bien et le Mal à ses 11 ans. Tous deux sont très sollicités par leurs hiérarchies respectives pour faire avancer les choses. Mais bon d’un autre côté ils trouvent cette Terre pas si mal en l’état et vont remettre en question le bien-fondé de cette fin du monde. Sans compter qu’un petit rouage dans le plan si bien échafaudé fait que l’enfant du Malin n’atterrira pas dans la famille voulue. De là, les choses vont un peu partir en sucette avec toute un casting de personnages très hauts en couleurs.

Ce roman est une pure merveille à lire. Je l’ai pris en VO et je dois dire que l’écriture est incroyable. On a une véritable qualité de la langue, avec des formulations travaillées, et surtout un texte bardé d’humour ; humour anglais typique, parfois bien particulier donc, mais humour quand même. Le genre de livre qui fait sourire tout du long. On sent l’amour des auteurs pour la bonne langue, pour une écriture ciselée, travaillée, remplie de belles choses. Mais aussi leur amour des personnages hauts en couleurs et marquants. On a deux héros, Crowley et Aziraphale, qui sont très croustillants, attachants, et leurs dialogues sont toujours de grands moments ; on a vraiment envie de les suivre et de les voir réussir. Mais il y a tous les autres, dont la descendante de la seule sorcière ayant fait des prophéties précises et justes, des soldats d’une armées de chasseurs de sorcières, un jeune homme qui ne se doute pas qu’il est l’Antéchrist avec sa bande de potes (une équipe que ne renierait pas Spielberg dans ses films de la grande époque Amblin), une voyante aux mœurs pas très catholiques, la version modernisée des quatre cavaliers de l’Apocalypse, et j’en passe. Que du bonheur! Le tout dans une course contre la montre face au déclenchement de l’Apocalypse ; le compte-à-rebours est donné dès le début de l’ouvrage.

Bref, je me suis éclaté, et si vous ne l’avez pas encore lu, sautez-dessus. Et si vous lisez l’anglais, optez clairement pour la VO ; je ne sais pas ce que vaut la traduction mais cette VO est absolument délicieuse. Une lecture géniale.

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