Mechanic : Resurrection

L’un des meilleurs tueurs à gages, reconnu comme pouvant toujours tout faire passer pour un accident. Il veut prendre sa retraite, mais l’une de ses anciennes connaissances veut le forcer à reprendre du service pour tuer trois hommes, super bien protégés. Alors on menace sa nouvelle petite amie, fraîchement arrivée dans sa vie, et le voilà parti pour faire le tour du monde pour des assassinats délirants.

Bon OK je n’ai pas vu le premier film Mechanic, mais celui-ci peut se voir sans problème. Ce n’est pas sa profondeur scénaristique ou la complexité de son intrigue qui rendrait le premier nécessaire. En regardant ce film, j’ai eu l’impression de me retrouver face à la création d’un type qui voulait faire le film du jeu vidéo Hitman mais qui n’a pas obtenu les droits (droits exploités ici ou ). On suit un tueur qui doit pénétrer dans des lieux ultra-sécurisés, qui accomplit sa mission à l’aide gadgets divers et en usant de déguisements plus ou moins réussis, qui tente de ne pas trop attirer l’attention, et qui veut faire passer ses crimes pour des accidents. Avant chaque mission on a droit au briefing qui nous présente la cible et les difficultés pour l’atteindre. Ouais, une vraie partie de Hitman. Mais qui ne va pas aussi loin que le jeu. Un scénario plat cousu de fil blanc, rempli de « oh ben ça alors », de TGCM, de trucs plus qu’improbables, de « nan mais là c’est vraiment trop gros », et ayant plus de trous que de matières. Une réalisation tout ce qu’il y a de plus « dans la moyenne » malgré la volonté évidente d’en mettre plein la vue (les lieux de résidence des trois cibles valent à eux seuls leur pesant de cacahuètes, c’est vrai) avec quand même 2-3 plans qui en jettent. Un héros surpuissant doué dans tout ce qu’il fait. Bref. faut pas être trop regardant. On doit au réalisateur Dennis Gansel quelques autres films que je ne connais pas (dont le fameux La Vague), mais en tout cas ce n’est pas ici qu’il démontre sa créativité ou ses qualités.

Le film a réussi à amener devant la caméra un sacré casting avec en quasi super-héros invincible Jason Statham (Arnaques, Crimes et botanique, Snatch, Braquage à l’italienne, King Rising, Le Transporteur, Expendables, Hobbs and Shaw,…) qui a déjà fait nettement mieux et nettement moins monolithique ; mais aussi bien pire. A ses côtés, pas crédible pour un sou dans le rôle, Jessica Alba (Les 4 Fantastiques, Sin City, Machete,…). Tommy Lee Jones (Piège en Haute Mer, Le Fugitif, Men in Black, Captain America,…) apporte un peu de peps tout en cabotinant. On trouve encore Michelle Yeoh (Demain ne meurt jamais, Tigre et Dragon, Sunshine,…), Sam Hazeldine (Hitman & Bodyguard,…), John Cenatiempo ou Femi Elufowoju Jr.

Bon OK c’était divertissant, rigolo, bien débile par moments, avec une ou deux scènes d’action pas trop mal et quelques plans assez sympas. Mais franchement c’est très plat. Avec un scénariste probablement fan de Hitman mais qui n’arrive pas à reproduire la complexité et la profondeur qu’il peut y avoir dans le jeu quand on regarde la « grande histoire », et il n’en prend que le côté « mission d’assassinat discretos ».

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