Prince of Persia, the Sands of Time

Les productions Bruckheimer/Disney nous avaient déjà livré la trilogie Pirates des Caraïbes, inspirée d’une attraction des parcs d’attraction de la souris, mélange d’aventure et de fun. On remet le couvert avec une recette du même acabit et en piochant cette fois dans le monde vidéo-ludique avec Prince of Persia, The Sands of Time. On le sait, les adaptations ciné de films sont rarement de haut vol (même qu’en général elles s’écrasent très vite avec fracas). Là, franchement, ce n’est pas le cas. On n’est pas devant un grand film bouleversant à la profondeur incroyable. Plutôt devant un très bon divertissement qui remplit avec les honneurs son contrat de blockbuster. On ne lui en demande pas plus et il ne prétend pas en faire plus. L’idéal d’une soirée ciné pop-corn sans prise de tête.

Pour ma part, cela fait longtemps (le premier est sorti en 1989) que je connais le nom de Prince of Persia et le principe action/plate-forme des jeux. Je n’y ai cependant joué qu’avec l’épisode Rival Swords sur Wii où l’on utilisait le principe des Sables du Temps permettant de remonter un tout petit peu dans le temps ; un jeu très sympa. Et j’ai franchement retrouvé l’essentiel de ce qui fait le jeu dans ce film.

L’histoire ne s’étend pas sur des milliers de pages évidemment. On a un beau et jeune fringant prince qui doit sauver le monde et sa bien-aimée en contrant les plans d’un grand méchant qui a d’abord l’air gentil et qui risque d’anéantir toute vie sur Terre. C’est tout? Ben oui, Alors oui y’a des rebondissements, des traîtrises, des amitiés, mais globalement on en reste là. Je l’ai dit plus haut, on n’est pas là pour se prendre le chou. Mais le film a profité du scénariste des jeux vidéo, lui assurant une certaine cohérence par rapport à la licence. Alors oui on retrouve toute l’ambiance et le look des jeux. Avec un prince fan de parkour qui joue les yamakazis partout en courant sur les murs et en effectuant des sauts ahurissants. Et puis il sait se battre le bougre. Le tout au milieu de décors tendance arabisante qui en jettent, colorés et grandioses (blindés de CGI). Avec des méchants qui ont l’air très méchants et même des boss comme dans le jeu. Et puis il y a la jolie princesse, loin d’être la potiche de service et avec un caractère bien trempé mais qui tombe quand même amoureuse du héros (faut garder certaines traditions). Bref, on reste dans le très classique.

A la réalisation, on a Mike Newell, à qui l’on doit entre autres un Harry Potter et qui a quand même travaillé sur Traffic de Soderbergh ou High Fidelity de Frears. Pas un débutant, pas un manchot. Il tient son truc et enchaîne le tout avec un rythme agréable. Dans la peau du beau prince sans peur et sans reproches, on trouve un Jake Gyllenhall en grande forme (surtout physique) qui sautille de partout avec la meilleure volonté du monde ; il s’en sort avec les honneurs et rend bien la fougue du personnage, mais j’aimerais que l’on me réponde pourquoi qu’il a pas l’air très persan le prince de Perse (c’est fou ce formatage hollywoodien quand même). La belle princesse c’est Gemma Arterton, sexy comme il faut, et forte en gueule, bref du bon aussi (reste la question de savoir si elle aussi fait couleur locale). Ben Kingsley (typiquement perse, lui aussi) pose un très sympathique méchant vizir de service, traître et fourbe comme il faut avec tout ce qu’il faut pour vouloir devenir calife à la place du calife. Le casting lui aussi remplit comme il faut son contrat pour signer la grosse production qu’est Prince of Persia, avec ce qu’il faut même d’éléments comiques pas trop exaspérants.

Voilà donc un bon divertissement qui réussit parfaitement ce qu’on lui demande et qui trouve donc très bien sa place à côté des Pirates des Caraïbes cités en introduction. Et pour une fois qu’une adaptation de jeu vidéo ne se casse pas lamentablement la gueule sur le pavé, on ne va pas bouder notre plaisir, non mais…

2 réflexions au sujet de « Prince of Persia, the Sands of Time »

  1. Je suis globalement du même avis que toi. C’est un blockbuster honnête dont le pire qu’on puisse en dire est qu’il contribue à nos bourrelets par ingestion de moult pop-corns et sodas surédulcorés.

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