Game of Thrones – saison 1

10 épisodes pour cette première saison qui reprend le 1er volume de la saga A Song of Fire and Ice de GRR Martin (cf mon impression à la fin de la lecture du deuxième tome) (saga traduite en français sous le titre du Trône de fer et dont le découpage des volumes ne correspond pas du tout à la VO). Cette saga nous envoie dans un univers fantastique à tendance médiévale teintée low-fantasy (c’est-à-dire une magie rare qui ne pète pas partout et reste mystérieuse), et plus particulièrement sur le continent de Westeros où différentes familles se foutent sur la gueule pour devenir chef de tout ça (d’où le titre Game of Thrones). C’est un grand pan de la littérature fantastique, avec de très bons moments. Des magouilles politiques, des sales coups, des traîtrises, des mensonges, des batailles acharnées, de la mesquinerie, de la méchanceté, un peu de noble esprit chevalier et hop, on y est. Ajoutons qu’une menace diffuse venue du Nord semble peser sur Westeros et on a le cadre. Les romans sont un grand grand succès  mais m’ont un peu déçu. Pas qu’ils soient mauvais, juste qu’ils sont un peu longs à ce qu’il se passe vraiment quelque chose. Martin prend beaucoup de temps à décrire son univers qu’il aime visiblement beaucoup, mais du coup on perd en développement de l’action je trouve. J’en suis donc resté à la fin du 2ème tome. Comme je lis partout que ça déchire plus par après, je me tâtais quand à prendre la suite. Oui mais voilà. Au vu du nombre conséquent de personnages, des alliances diverses, des actions entreprises un peu partout, je me sentais pas de replonger dedans, je risquais de m’y perdre. Et vo0ilà une série qui tombe donc à point nommé pour me remettre le pied à l’étrier.

Donc je vous parle de la série Game of Thrones, un truc de chez HBO, ce qui signifie souvent de la qualité. Et là franchement ça claque. La série retrace dans sa première saison le premier tome de la VO, et par conséquent prend du temps avant de vraiment décoller puisqu’il faut tout situer. On retrouve finalement le même défaut que dans les bouquins. Mais qu’est-ce que c’est bien foutu. De grands et beaux décors, des reconstitutions d’enfer, des personnages hauts en couleur, le spectateur est plongé au cœur de Westeros et de ses intrigues. Quel bonheur de retrouver les Stark, Lannister, Barratheon, Tully et compagnie! De les voir se débattre au milieu d’intrigues solides et sordides. On ne retrouve pas tous les détails du bouquin, mais suffisamment pour bien suivre l’histoire. Et franchement ça de la gueule. C’est sale et méchant, c’est cruel (Martin ne s’embarrasse pas à se dire que les héros doivent vivre, ses personnages meurent, même les gentils). On a du sang et du cul. C’est violent. Les scènes de baston ne font pas dans la dentelle et ça fouraille sec avec force giclées d’hémoglobine et démembrements en tous genres. Et puis les gens de Westeros ne sont pas très prudes alors y’a le sexe aussi (pas tout le temps, mais y’a dela nudité frontale et du sexe, oui). Bref, l’ambiance des bouquins est plutôt bien rendue, en plus dynamique quand même.

On notera la qualité des acteurs retenus pour l’occasion. Sean Bean fait sa star dans cette saison en tant que Ned Stark ; à croire qu’il est abonné à la fantasy (et aux personnages qui meurent en cours de route) mais bon tant qu’il s’en sort aussi bien qu’ici c’est toujours bon à prendre. Le reste du casting n’est pas fait de petits légers. Même si la plupart des têtes ne sont guère connues, le résultat est grandiose et je ne vois que très peu de fausses notes ; quelques uns des plus marquants pour moi. Cersei est superbe en manipulatrice froide et perverse. Joffrey est une véritable tête-à-claques ; déjà que j’avais envie de l’étrangler dans le bouquin, la performance d’acteur décuple ici ce sentiment et le personnage est réellement exécrable. Catelyn est géniale, dure, résistante, la mère protectrice qui supporte tant bien que mal les malheurs s’acharnant sur sa famille. Daenerys est parfaite dans son évolution et dans son passage de princesse naïve à dirigeante à la poigne de fer. Arya, magnifique garçon manqué au caractère de chiotte et à l’attitude parfaite. Tyrion est lui aussi grandiose, bien que je l’aie imaginé nettement plus difforme dans le livre. Jaime a tout de l’enfoiré insupportable qui se la pète. Littlefinger, l’ordure qui n’en laisse rien paraître au premier abord. Rob  qui prend magnifiquement du galon. Viyserys, juste exceptionnel. Bronn, The Moutain, Jorah Mormont, Jeor Mormont, … Que du bonheur. Pas 100% convaincu par Jon Snow qui manque un tout petit peu de charisme pour moi, mais ce n’est qu’un détail dans ce casting fulgurant.

La série pêche sur quelques scènes où on sent qu’ils sont arrivés au bout du budget alloué, genre la partie de chasse de Robert qui fait un peu light niveau figurants. Mais sinon franchement c’est juste très trèb on, un grand moment. Je conseille fortement, pour les fans des bouquins et les autres.

 

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