Zombieland

Eh oui, je ne l’avais pas encore vu! J’ai donc rattrapé mon retard avec une délectation certaine. Que du bonheur! Les premières secondes nous montrent que l’apocalypse zombie a bien eu lieu et qu’il ne reste plus grand monde de normal sur Terre, que l’infection a gagné partout. Et on se retrouve à suivre les traces de Columbus (les survivants qui se croisent s’appellent souvent par des noms de ville, de là où ils viennent), un jeune homme qui a survécu jusque là en s’imposant quelques règles (et qu’il va nous énoncer gaiement dans une séquence d’intro bien humoristique). Il va bientôt rencontrer Tallahassee, un mec bien barré un peu fou furieux et tueur de zombie efficace. Leur chemin va croiser celui de deux filles, deux sœurs, Wichita et Little Rock. Et ce petit groupe va se retrouver embarqué dans un périple survivaliste drôle et violent. Zombieland fait partie de cette vague des films de zombie humoristiques, au même titre que Shaun of the Dead, sans se prendre au sérieux, et bourré de déconne. Ici on enchaîne les discussions entre survivants improbables (notre héros est quand même un geek pas courageux et qui n’avait pas grand chose pour lui à la base) et les scènes de massacre jubilatoire de zombies en furie.

Le réalisateur Ruben Fleischer nous attire donc dans son monde, dans sa vision de l’apocalypse zombie. Dès les premières images, on comprend que tout est foutu et que la civilisation est à l’eau puisqu’il va jusqu’à jouer avec l’icône américaine de la civilisation, à savoir la Maison Blanche. Le générique rock’n’roll nous confirme qu’ils sont partout et que rien ne va plus, avec des ralentis comme on va en croiser plusieurs dans le film. Puis l’expression des règles de survie de Columbus va nous confirmer que les zombies sont partout (y compris les endroits où on espère un peu de tranquillité) ; j’ai bien aimé cette utilisation de l’incrustation des règles à l’écran, de leur lien avec le décor (jusqu’à cette scène vers la fin où Columbus révise l’une d’elles). Le film est complètement rock’n roll et barré. Ses personnages hauts en couleurs lui donnent une bonne ambiance. Et on n’y va par quatre chemins, le film est violent et gore, le sang gicle, ça démembre et ça mutile. Un vrai défouloir. Le tout soutenu par une bande originale qui claque.

les acteurs sont juste fabuleux, au taquet, à fond dans le truc. Le film tourne complètement autour de ces 4 personnages principaux et leurs interprètes leur donnent vraiment vie. A commencer par Columbus, sous les traits de Jesse Eisenberg ; je vous disais il y a peu tout le bien que je pensais de son interprétation dans The Social Network et je confirme que ce type est très très bien (si ce n’est que du coup son phrasé rapide caractéristique me faisaient tout le temps passer à Zuckerberg), il colle à ce rôle de geek coincé sans copine et qui a survécu parce que coincé chez lui à jouer sur son ordi. Woody Harrelson nous campe un bon vieux malade fou furieux massacreur de zombies, amateurs de grosses bagnoles et de gros flingues. La jolie Emma Stone fait une très bonne arnaqueuse et menteuse. Et on retrouve avec plaisir la géniale petite Abigail Breslin (absolument grandiose en Olive dans Little Miss Sunshine déjà). On notera encore la prestation, certes courte, mais de grande qualité, de Bill Murray.

Un film donc pour amateurs de zombies, mais pas pour se faire peur. Ici c’est la déconne qui prime. Au final, on se demande si on traite plus des liens entre survivants que des zombies eux-mêmes. Mais le but n’est pas la profondeur des thématiques abordées. C’est du bourrin qui fait rire, point. Et rondement mené dans une ambiance vraiment sympathique. J’ai beaucoup aimé.

 

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