The World’s End

worldsendLe trio avec Edgar Wright derrière la caméra et le duo Simon pegg/Nick Frost devant a donné de très grands moments, à savoir Shaun of the Dead et Hot Fuzz. Leur dernier délire en date s’appelle The World’s End. Et c’est toujours très très bien… pour peu que l’on aime l’humour déjanté de cette équipe. Moi ça me plaît beaucoup. Il faut imaginer 5 ados en 1990, terminant leur scolarité, et lancés pour faire la Golden Mile, à savoir la tournée des douze pubs de leur petite ville de Newton Heaven ; ce marathon alcoolisé suit un ordre bien précis pour se terminer au dernier, The World’s End. Bien entendu, avec autant de pints, plus les shots, l’herbe et les bastons, nos ados ne vont jamais aller au bout. C’est en 2013 que le leader de l’équipe se rend compte qu’il y a là un bon moyen pour réunir sa bande et faire encore la fête. Gary King n’a pas tellement changé, mais il va aller déranger ses anciens comparses dans leurs petites vies bien rangées et les entraîner avec lui malgré leurs réticences. Voilà donc nos 5 quarantenaires lancés avec plus ou moins de conviction sur cette route des 12 pubs. C’est après quelques bières que les choses vont partir en couilles, et nos héros vont s’apercevoir que la ville est infestée de robots extra terrestres décidés à changer l’humanité et à la soumettre  à leur contrôle. Et ça, nos petits gars, ils n’en ont pas envie. La survie de l’Humanité est alors entre leurs mains.

On imagine bien qu’avec un pitch pareil, le film ne se prend pas au sérieux. Et effectivement, c’est sujet à des dialogues aux petits oignons et des situations plus absurdes les unes que les autres. On est dans de l’humour anglais après tout, ne l’oublions pas. Alors oui on part parfois dans du nawak, mais qu’est-ce que c’est bon. Et puis du nawak maîtrisé. Avec un vrai scénario, de vrais acteurs (Martin Freeman qui rejoint la bande, c’est du pur bonheur), une vraie réalisation (on doit aussi à Wright par exemple Scott Pilgrim, et j’attends de pied ferme son Ant-Man) et tout. Franchement c’est assez de la balle. Alors faut pas être réfractaire à voir ce genre de chose, aux robots au sang bleu qui se font décapiter dans d’improbables combats, aux plans foireux, et à aux délires. Mais du coup The World’s End réussit parfaitement son pari et nous entraîne dans une virée inclassables ; comédie, SF, action, fable sur l’humanité,… Comme toujours avec cette équipe, on se trouve aux limites de genres sensiblement éloignés, mais le tout effectué de main de maître dans un cocktail jubilatoire.  Que demander de plus?

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