Hannibal – saison 02

Hannibal-season-2-posterEt voilà une magnifique saison qui s’achève pour Hannibal. La première était déjà grandiose. Celle-ci place la barre encore plus haut. Alors que la première nous citait des plats en français pour les titres d’épisodes, ici ce sont des mets japonais qui sont à l’honneur, ne serait-ce que pour bien nous rappeler de quel genre de monstre on parle. Après une scène où Crawford affronte Hannibal, la série reprend douze semaines plus tôt avec un Will Graham enfermé en institution psychiatrique, après avoir été manipulé par Hannibal dans la première saison. Persuadé que le psychiatre de génie est le tueur tant recherché, il se retrouve face à un mur de la part de tous ses anciens collègues déjà prêts à le clouer au pilori. On comprend que la saison va couvrir ces douze semaines et nous va amener Crawford à comprendre qui est le monstre qui doit être stoppé. On sait donc en gros comment cela va se terminer, même si le final stupéfiant et apocalyptique n’est pas exactement celui que je pensais voir venir, avec ses twists et ses petites surprises cachées. Tout au long des 13 épisodes, l’horreur et la tension vont aller croissant. On va suivre un Will Graham plongeant de plus en plus dans l’horreur et la noirceur humaine. On va aussi y retrouver certains éléments des romans/films précédents, dont le fameux Mason verger.

La qualité est toujours au rendez-vous. Si l’intrigue et l’écriture sont toujours aussi bien montées, la réalisation est elle aussi aux petits oignons. Les plans sont étudiés avec soin, on alterne entre magnifiques plans large set zooms incroyablement précis. Les séquences de parallèles entre les personnages, en particulier Will et Hannibal, sont grandioses. Les scènes de cuisine et de repas maintiennent le grand écart entre leur esthétisme ultra-poussé et l’horreur de leur contenu. La violence et le gore, toujours présents, sont eux aussi esthétisés et magnifiés. Le tout étant servi par une bande son dantesque, composée de musiques dissonantes et malsaines qui posent une ambiance dérangeante au possible qui colle parfaitement au contenu. Et les acteurs sont toujours aussi grandioses, les anciens comme les nouveaux (parmi ceux-ci, une mention particulière à Mason Verger).

Le final de la saison culmine dans une apothéose de brutalité, de bestialité, qui ouvre de belles perspectives pour la suite. Et laisse de belles questions en suspens. Je me réjouis de la suite. J’adore!

 

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