The Lost City of Z

En 1906, en Angleterre, le major Percy Fawcett a une vie de famille comblée et travaille paisiblement à former des militaires. Sans médaille, il craint cependant pour son avenir, sa reconnaissance, son honneur. La Royal Society of Geogrpahy lui propose alors une expédition au plus profond de terres inexplorées en Amérique du Sud afin de tracer des frontières. Fawcett quitte sa famille pour cette mission et se découvre une fascination pour ces terres et les civilisations qui y habitent, à l’époque des peuplades vues comme primitives et incapables de raison. Dès ce moment, et au fur et à mesure de sa vie, Fawcett n’aura de cesse que de retourner sur place, de plus en plus loin, s’enfonçant plus profondément dans la jungle, se battant pour la reconnaissance de ces peuples à part entière, à la recherche d’une cité perdue. Il sera consumé par cette passion qui le mènera plus loin qu’il n’aurait jamais pensé aller, dépassant son amour pour sa famille et sa patrie.

Tiré d’un roman éponyme, lui-même basé sur la vraie vie du major Fawcett, le film trace cette période de 1906 à 1925, années pendant lesquelles Fawcett vivra ses différentes explorations. Le film suit ces aller et retours entre l’Angleterre (et un peu l’Europe aussi) et l’Amazonie. Des ambiances, des mondes, si différents. On suit le mouvement de Fawcett, parti tout d’abord un peu à regret, et qui n’aura pour finir comme seule passion que sa quête de la cité de Z. C’est un pan d’histoire que l’on suit aussi, avec les raisons poussant aux expéditions, la vision des peuples d’Amérique du Sud, la guerre bien entendu ; on traverse une époque faite de découvertes et de malheurs. Avec un héros monomaniaque tout entier dédié à sa seule tâche. Il tente bien de recoller avec son monde à chaque retour, mais rien, pas même ses enfants, ne peuvent l’empêcher de repartir à chaque fois.

Derrière la caméra, James Gray. Je ne connais pas ses autres films, mais il dénote ici d’une belle maîtrise. Son sens visuel rend honneur aux majestueuses beautés de la jungle, avec ses passages rendant hommage aux grands films d’exploration. Il trouve le rythme juste des allers-retours. Il rend dramatiquement les horreurs de la guerre. Le héros est campé par Charlie Hunnam (Sons of Anarchy, Pacific Rim, Le Roi Arthur,…), qui casse ici un chouilla son côté bad boy (il reste quand même rebelle et a un rôle qui reste physique) avec cet officier anglais transfiguré par ses découvertes. A ses côtés, un autre atout vendeur pour le visuel, Robert Pattinson (Harry Potter, Twilight,…), bien meilleur que certaines anciennes prestations ne le laissaient croire, et qui s’en sort vraiment bien. On a aussi le petit Tom Holland (le nouveau Spiderman), ou la très touchante Sienna Miller. De bons acteurs qui rendent des personnages aux destinées poignantes.

Un film prenant, touchant, aux images magnifiques. Une fresque décrivant un bout d’histoire au travers des yeux d’un homme chamboulé par une révélation. C’est une belle réussite. J’aime.

 

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