Pierre Lapin – le film

Si vous n’avez jamais vu les superbes livres Pierre Lapin de Beatrix Potter, il serait temps de corriger le tir. La sortie de ce film peut être une bonne occasion de le faire. Ce dernier est un pur produit à destination des enfants, avec tout ce qu’il faut de belles images, de chou-itude, de suspens léger, de bons sentiments, et d’humour pour toucher ce public cible ; et seulement celui-là, parce que bon, contrairement à d’autres films familiaux, ce Pierre Lapin est un peu léger pour les adultes quand même.

Pierre Lapin, ses sœurs et son cousin vivent dans la campagne anglaise, près de deux maisons. Dans l’une un vieux fermier grognon qui a mangé leur père venu piquer dans le jardin ; dans l’autre une jeune peintre amie de la nature et des animaux. Les lapins n’ont de cesse de venir prendre à manger dans le jardin potager en question. Jusqu’à la mort du vieil homme, et donc les animaux pensent pouvoir posséder la maison. Il n’en est rien. L’héritier est un jeune homme ambitieux et ultra méticuleux venu de Londres. On va donc avoir une lutte pour le jardin, mais aussi pour le cœur de la jolie jeune peintre, entre l’héritier et Pierre Lapin.

Rendons à César ce qui lui appartient, ce film joue à 200% la carte de la mignonnitude et y réussit très bien. Ses lapins (surtout, mais les autres animaux aussi) en images de synthèse sont une pure merveille. Le travail pour les rendre à la fois crédibles et pour les un peu humains aussi est incroyable, et je dois dire qu’ils sont vraiment trop trognons. Du coup relevons la performance technique pour ce rendu des animaux. Et puis il y a l’hommage à l’œuvre de Beatrix Potter qui transparait non seulement dans le prénom de la jeune peintre mais aussi dans ses toiles reprenant le style d’origine ou dans le flashback en film d’animation.

Pour le reste, le film repose sur un amoncellement de gags convenus et classiques, sur un conflit cliché, sur de bons sentiments, et sur un suspens tout ce qu’il y a de plus léger (sauf pour les petits enfants) avant que tout se termine bien. C’est donc un joli film pour enfants mais qui manque de pas mal de choses pour devenir tout public. Devant la camera de Will Gluck, Rose Byrne (X-Men, Insidious, 28 semaines plus tard, Sunshine,…) et Domnhall Gleeson (Harry Potter, Ex Machina, Star Wars, …) s’amusent comme des petits fous et batifolent gaiement. On notera aussi la prestation dantesque mais trop courte de Sam Neill (Jurassic Park, Event Horizon,…). Mais au final on ne retiendra pas grand chose de plus qu’un très mignon divertissement pour enfants.

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