Wolfenstein – The New Order

Sorti en 2014, ce jeu s’inscrit dans la longue et prestigieuse lignée Wolfenstein qui remonte quand même à 1981, avec Castle Wolfenstein. Et puis le fameux Wolfenstein 3D sorti en 1992 (avant l’arrivée de Doom l’année suivante qui a donné son nom aux jeux « doom-like » aujourd’hui appelés FPS). Ma première incursion dans cet univers, que j’avais beaucoup appréciée, était sur Return to Castle Wolfenstein, reboot de Wolfenstein 3D (là on est en 2001, ça sent un peu moins la naphtaline). Et voilà t’y pas que j’ai trouvé à vil prix ce New Order pour ma XBox, premier jeu d’une nouvelle trilogie dans lequel on retrouve le soldat William J. Blazkowicz, héros des précédents opus.

Notre brave capitaine participe avec ses collègues à l’assaut de la forteresse du Boucher, un dirigeant/savant nazi qui a créé des machines monstrueuses permettant à ses forces de prendre l’ascendant pendant le conflit. Capturé, blessé, il est enfermé dans un asile et y restera 14 ans, jusqu’en 1960, quand il regagne suffisamment de conscience pour s’échapper. Constatant que les nazis ont gagné la guerre, il va rejoindre la résistance pour s’attaquer au régime au cours de diverses missions.

Alors faut pas se voiler la face, on est ici dans du pur jeu de baston, du gros défouraillage, du défouloir massif. Ca tire beaucoup, dans tous les sens, avec tout un tas d’armes diverses et variées (et améliorables), ça fait tout plein d’explosions, et il y a beaucoup, vraiment beaucoup de nazis qui succombent dans des cris de douleur et des giclées de sang sous nos assauts. Alors oui il y a bien quelques bouts de missions qui tendent vers l’infiltration, avec avancées lentes en position accroupie, et juste un couteau pour égorger du nazi sans se faire repérer, mais ce n’est de loin pas la majorité des scènes du jeu. L’essentiel reste dans le jeu de tir.

En rajoutant que les technologies développées par les nazis ont permis la création de super-soldats, de superbes Kampferhunds, de robots de combat plus ou moins géants, d’une base lunaire, d’armes à énergie qui font exploser les gens, etc. Bref, que du bonheur, et de quoi fournir non seulement un arsenal conséquent et varié, mais aussi des adversaires de plus en plus résistants et puissants. Ce qui ne les empêche pas de rester crétins ; l’IA n’est pas le point fort du jeu et les soldats semblent souvent aveugles et sourds, ou ne font guère preuve de sens tactique (du moins en niveau de difficulté normal du milieu comme j’ai l’habitude jouer). Du coup on s’en sort assez bien. Ce manque de réflexion est certes parfois compensé par les larges vagues d’ennemis qui ramènent leurs faces en même temps, et les armes/armures bien lourdes que certains se trimballent. Mais il n’y a là rien d’insurmontable, y compris pour quelqu’un comme moi (certes joueur depuis longtemps mais pas non plus gamer fou furieux, plutôt à un rythme de jeu casual).

Au niveau de la réalisation, ben certes on n’est pas au niveau des dernières réalisations. 4 ans dans le domaine du jeu vidéo, c’est déjà beaucoup, d’autant que le bestiau est sorti sur 360, pas One. Mais on est quand même dans le bon. Plaisant, bien foutu. Les décors rendent une atmosphère assez dingue dans cette dystopie qui fait bien mal (merde, les nazis dominent le monde, quoi). L’univers du jeu est vraiment bien foutu. Certes avec pas mal de clichés et de stéréotypes, mais on rentre du coup d’autant plus vite dans le jeu puisque les personnages sont faciles à comprendre. Et qu’est-ce que c’est bon au final de massacrer du vrai méchant bien salopard. Un gros kiff aussi sur la bande-son avec des musiques d’ambiance qui claquent et qui en jettent.

Autre chose aussi, regardez bien l’âge indiqué… le jeu est résolument adulte. En premier lieu de par sa violence graphique de base, avec des bastons bien gores par moments, du déchiquetage d’ennemis à la pelle et autres joyeusetés. On passera sur la vague violence verbale, sur le petit bout de sexe. Mais surtout par la violence du contenu et des thèmes. On est chez les nazis, et franchement c’est parfois très dur. L’épisode dans un camp d’extermination, avec les exactions d’un bourreau, les expérimentations, le sadisme, la domination, tout y est. Et c’est très dur.

Vivement la suite, avec New Colossus aux States… ça va chier!

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