The Ritual

Quand un groupe de potes anglais cherchent une destination pour leurs prochaines vacances ensemble, et que l’un d’eux se fait buter bêtement lors d’un braquage, les survivants se retrouvent là où le mort voulait aller… à savoir un trek d’une semaine dans les magnifiques paysages du nord de la Suède. Une sorte d’hommage. Cherchant un raccourci, ils se perdent bien entendu dans ces étendues sauvages et désolées, et se retrouvent confrontés au folklore local, lorgnant entre magie rituelle et dérive vers la folie. Suivis, espionnés, menacés, les amis vont tenter de survivre dans une forêt terrifiante.

Bien découpé en ses trois actes standards, le film passe par une phase d’exposition et de mise en jambes permettant de s’attacher aux personnages, de les comprendre ; très important pour la suite, afin de comprendre les dérives de chacun. Puis vient l’apparition de la menace, la tension et un côté survival tendu. Et enfin un final violent et haletant. Le tout avec des décors variant de grandes étendues magnifiques, des paysages splendides, larges, ouverts, devenant une forêt serrée, sombre, aux arbres aiguisés. Rien de révolutionnaire là-dedans , mais le réalisateur David Bruckner maîtrise bien sa matière et on sent une connaissance des films de genre ; il en a bouffé et a très bien digéré le tout pour en faire sa propre recette qui fonctionne très bien. Sans abuser des jump scares, il nous distille une ambiance oppressante à souhait et on glisse d’abord vers la folie avant d’être confrontés au surnaturel. Le tout en utilisant les peurs de chacun. Et surtout ce setting nordique qui convoque une mythologie et une imagerie différente de ce que l’on trouve habituellement dans ce style de film ; et ça c’est bien aussi. Bon, je ne suis pas un spécialiste de mythologie nordique et je ne sais pas quelle part de tout ceci est basé sur de vraies croyances, mais il n’en reste pas moins que le boulot est bien fait pour nous plonger dans ce contexte.

J’ai beaucoup apprécié devant la caméra le travail des quatre acteurs des rôles principaux, à savoir Rafe Spall (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Jurassic World – Fallen Kingdom,…), Rob James-Collier, Arsher Ali et Sam Troughton. Ils posent des personnages fragiles, des hommes qui se la jouent mais devront accepter leurs faiblesses. Au fur et à mesure de la menace grandissante et de l’évolution de la situation, ils vont se révéler, et changer. C’est assez agréable d’avoir des personnages avec une certaine profondeur.

En dehors de son setting nordique, le film ne révolutionne pas le genre. Mais il est très bien travaillé par une équipe qui maîtrise la chose. Il a réussi à me garder dedans et à rester tendu. J’ai bien aimé, oui.

 

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