Stranger Things – Saison 03

Une nouvelle année a passé. Suite aux événements de la fin de la saison 2, le groupe de héros pense être débarrassé du mind flayer et de ses sous-fifres demogorgons. Bien entendu, on se doute que ce n’est pas vraiment le cas. Des messages bizarres interceptés à la radio, des événements étranges avec des animaux, des sensations déjà vues chez Will, des manipulations et de la corruption observés par le shériff ; tout se met en place pour nous concocter une nouvelle salve de saloperies contre lesquels il faudra lutter pour sauver le monde… encore une fois. En y ajoutant que nos héros grandissent, quittent gentiment l’enfance pour l’adolescence, tombent amoureux, se créent de nombreux autres soucis que la prochaine date de partie D&D. Au programme, du suspens et une ambiance bien sombre avec du monstre bien degueu, de l’action et de la baston, mais aussi beaucoup de choses sur la famille, l’amitié, l’amour, et une dose d’humour non négligeable. Le tout toujours dans le contexte 80’s poussé à son maximum.

La série marche à fond, aussi pas besoin de changer la recette. On rajoute quelques éléments, on détaille la mythologie, les monstres, le passage entre les deux mondes. On met un peu plus de manipulations et d’expérimentations. On fait progresser les personnages aussi, et ça c’est bien ; on voit qu’ils grandissent entre les saisons, qu’ils changent. On retrouve donc les éléments qui ont fait fonctionner le truc.

Sauf que là on a quand même un gros changement de rythme. la part d’amourettes, de relations entre les personnages, et d’humour, prend une plus grosse part. Peut-être pour mieux faire passer les aspects plus gores et plus sombres des monstres. Et puis le début de saison est assez lent. Et long. Ils mettent un temps fou à nous resituer les personnages, à nous expliquer plein de trucs. Quant aux personnages, ils mettent un temps fou à recoller les morceaux et à faire coller leurs diverses infos. C’est un eu dommage. Mais quand les choses s’accélèrent, on arrive à une fin de saison tendue et épique.

Ah, les références aux 80’s… ! Impossible de les éviter dans Stranger Things, et je ne vais pas m’amuser à lister toutes celles que j’ai vues (sans compter les nombreuses que je n’ai sans doute pas vues). Mais entre la musique (que ce soit la bande-son de la série ou les morceaux chantés par des personnages), les affiches, le cinéma, le tueur russe terminatorien, les peluches de la fête foraine, certaines scènes ou plans iconiques, on a de nouveau à la tonne. Trop? pas plus qu’avant, mais toujours beaucoup, vraiment beaucoup.

La réalisation reste très bonne, avec une ambiance bien rendue. Peut-être que l’on a trop de phases humour pour décompresser, mais elles sont importantes pour couper un peu la très forte tension. Du coup on a parfois le cul entre deux chaises avec deux ambiances très différentes. Mais sur la fin, la série prend surtout son ton sombre et nous donne un final très puissant.

Devant la caméra, les acteurs s’en sortent globalement très bien. Winony Ryder (Beetlejuice, Dracula, Alien 3, …) en fait un peu moins des tonnes que dans la 2 et donne un ton plus juste avec son personnage dévasté. David Harbour (Hellboy,…) reste super bourru, mais ajoute un côté très attachant, et surtout on a un côté très humoristique au personnage, j’aime beaucoup sa prestation. L’équipe de gamins/ados s’en sort très bien. A commencer par Millie Bobby Brown, avec un rôle clairement pas toujours simple. Mais aussi Finn Wolfhard (Ça), Gaten Matarazzo (toujours incroyable), Caleb McLaughlin, Noah Schnapp, Sadie Sink, Natalia Dyer, Charlie Heaton, Joe Keery, ou encore Dacre Montgomery (impressionnant dans son changement d’attitude). Il y a aussi la brochette de nouveaux arrivants (même si certains avaient déjà faits de courtes apparitions, et sont passés au rang supérieur cette saison) comme Maya Hawke, Priah Ferguson (j’adore ce personnage, la petite sœur teigneuse), Cary Elwes (Princess Bride, Dracula, Saw,…), Brett Gelman (rôle aussi mythique), Andrey Ivchenko (le Terminator de service) ou encore Alec Utgoff. Un casting réussi qui donne de la force à la série.

Stranger Things se développe, se solidifie, se complexifie tout en amenant certaines réponses. Je compte vraiment sur la saison 4 (et la potentielle 5) pour nous amener davantage d’éléments. Pour ne pas trop en rajouter au risque de se perdre (le fameux syndrome Lost). Les créateurs de cette série tiennent un truc très fort, mais il ne faut pas qu’ils prolongent juste pour prolonger. Il faudra bien boucler la boucle, donner des réponses et clore le truc pour ne pas décevoir.

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