Raiponce

Raiponce, c’est la cuvée fin 2010 de chez Disney. Adaptation libre du conte des frères Grimm d’origine, ce film d’animation raconte les aventures de la belle Raiponce à la chevelure magique qui permet de guérir et de soigner tout, y compris le vieillissement, enfermée dans une tour par une vieille sorcière aigrie qui profite de ce pouvoir. Un beau et jeune bandit au grand cœur recherché par toutes les troupes du coin trouve refuge dans cette tour et se retrouve embarqué dans la volonté de fuite de la belle. On trouvera donc évidemment de l’aventure, de l’humour, de l’action et de l’amourette dans ce film plutôt pas mal du tout. Disney se modernise en nous proposant une femme forte et de caractère plutôt que le cliché de la princesse qui suit son amour (bon, OK, La Princesse et la grenouille nous présentait déjà ce genre de situation). On a un film plus adapté à notre époque. Par contre, là où on revient en arrière, c’est dans les chansons. Eh oui il faut à nouveau se farcir les complaintes gnangnan dont la firme à Mickey affuble la majorité de ses longs métrages. Dommage. Parce que le reste est fort sympathique, franchement. Sans être aussi bon que certains autres Disney tels Aladdin ou Hercules, ce Raiponce est un bon divertissement avec son lots de moments sympathiques.

Comme souvent chez Disney, la petite touche qui fait monter la sauce revient aux sidekicks, aux seconds rôles, aux accompagnants qui entourent les héros. Et encore une fois, ils ont là une franche réussite. Il y a tout d’abord Pascal, le caméléon qui vit avec Raiponce dans sa tour (évidemment, avec mes années de Zelig, un caméléon, ça ne pouvait que me parler) ; élément comique à lui tout seul, il a franchement une super bouille. Et puis il y a Maximus, cheval de la garde royale lancé à la recherche du bandit en question ; mix redoutable entre le détective, le chien de police, le fin limier et le fidèle canasson, il est en plus un solide adversaire dans les duels (oui, il y a bien un duel contre un cheval dans ce film), que du bonheur donc. Ajoutons encore les bras cassés collègues du bandit qui font vraiment bien les gros lourdauds. Sans oublier la superbe équipe de sales types de l’auberge… Toute une série de personnages hauts en couleurs qui donnent un piment certain au tout.

Et puis il y a certaines situations rocambolesques fort agréables, telle l’utilisation de la poêle à frire (et après on dit que ce sont les rôlistes qui ont des idées tordues). Bon, l’histoire du fond sur lequel tout cela se greffe ne casse pas des briques, rien de transcendant, on est dans la manichéen et le facile d’accès ; film pour enfants obligé? Non car d’autres nous ont habitués à ne pas servir que du facile aux enfants, comme Pixar qui est justement chez Disney depuis quelques années.

Le film ajoute une corde à son arc avec sa réalisation de qualité. Un dessin sympathique, de belles couleurs, une ambiance très conte de fées qui colle au truc, une animation au taquet. Le résultat est donc beau, agréable à l’œil.

Alors voilà, sur une base un peu light et doucereuse à la Disney, on a quand même un film agréable et plein de bons éléments. Reste à virer les chansons à la con et ce sera vraiment bien.

 

 

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