Kung Fu Panda 2

En 2008, Dreamworks nous amenait Kung Fu Panda, une bonne surprise fort sympathique. Trois ans après, ils remettent le couvert avec la suite (rappelons au passage le court « Les Cinq Cyclones » pas sorti au ciné, sympa mais sans plus), à savoir évidemment Kung Fu Panda 2 qui sort la semaine prochaine. Avec mon fils on est allés à l’avant-première. Faut dire que le premier épisode l’avait bien marqué (le faisant aller vers le kung fu plutôt que le judo) et qu’il attendait celui-ci avec impatience.

On retrouve donc Po, notre grassouillet panda devenu Guerrier Dragon, vivant au monastère et pouvant compter sur l’aide des Cinq pour mettre à mal les brigands qui sèment la pagaille dans les environs. Adulé, starisé, il répand la topissime attitude partout. Et il se la pète pas mal. Mais il reste lui-même, a toujours de la peine à franchir les grands obstacles ou à monter de longs escaliers, mange comme un goinfre et se révèle toujours aussi bon pour mettre les pieds dans le plat. Ailleurs en Chine, un paon bien méchant, le seigneur Chen, se lance dans l’invasion du pays (et pourquoi pas du monde) grâce à une arme terrible issue d’une technologie nouvelle, arme à même d’abattre les plus grands maîtres de kung fu. Po et ses compagnons vont donc devoir se mettre en quête pour détruire cette machine, ramener le paon devant la justice, et ainsi sauver la Chine et le kung fu… Rien que ça. Bien évidemment, rien ne va être simple dans cette aventure de haut vol qui va voir s’aligner les scènes d’action et d’émotion à un rythme effréné. Plusieurs flashbacks vont nous permettre de comprendre d’où vient Po, son origine, sa jeunesse (après tout, un panda fils d’une oie, vous trouvez ça normal, vous?), liant le tout à l’histoire actuelle évidemment. Et puis y’a pas à dire : Po en bébé panda est ultra craquant et attachant (« trop cute et ultra kawai » comme diraient certains). Les embûches vont s’accumuler, et Po va bien entendu devoir se dépasser pour sauver la situation. Comment? A vous de le découvrir devant ce très bon film d’animation qui détend bien.

Dreamworks nous offre un cocktail détonnant d’action tout en combats d’arts martiaux démesurés, en explosions, en courses-poursuites et autres scènes d’anthologie. Ca va vite, très vite (parfois presque trop vite au point que l’on ne peut pas apprécier tout ce qui se passe aux quatre coins de l’écran). Le rythme soutenu fait aller de bagarre en baston à chaque fois à plus grande échelle pour finir dans un final ahurissant où ça claque dans tous les sens. L’animation au taquet et parfaitement fluide permet de très bien rendre ces scènes. Au niveau technique, rien à redire, tout y est, des pelages au rendu des émotions sur les visages animaliers, bref c’est du bonheur. La musique accompagne parfaitement le tout (la scène du village des musiciens est à ce sujet superbe). Et puis il y a l’humour, le film étant bardé de répliques qui tuent et de situations comiques très bien senties. C’était certes une VF mais la traduction est de très bonne facture et les jeux de mots bien posés, saluons ce boulot.

Le fond maintenant. Au-delà de l’histoire de base assez classique avec son lot d’échecs pour le héros jusqu’à ce qu’il découvre en lui le moyen de s’en sortir, on a un fond assez agréable. La question de la technicité, des armes, de la puissance technologique face à l’Homme. Quelle voie choisir? L’opposition tradition-modernité est très intéressante. Ce n’est pas traité avec une profondeur exceptionnelle mais quand même agréable, en espérant que ça titillera un peu les esprits des enfants allant voir le film. On notera aussi le soutien à la famille recomposée, à la sortie du carcan familial traditionnel, très émouvant. Certes, on n’a pas ici un fond aussi solide avec autant de références et de degrés de lecture que dans un bon Pixar, mais ce Kung Fu Panda 2 reste très intéressant.

Et puis il y a cette dernière scène, un petit teaser, une pique lancée qui annonce clairement un troisième opus.

Un petit mot sur la 3D puisque la séance était diffusée avec cette technique. Rien de transcendant. Comme toujours, elle ne transformerait pas un mauvais film en réussite. Et ici le fond est bon de base. Elle apporte un peu de profondeur et rajoute une couche aux scènes d’action. Mais elle est plus « pan dans ta gueule » qu’autre chose et n’ajoute rien de fondamental. Gadget certes, mais malheureusement un prérequis pour tout blockbuster actuel.

Au final donc, ce deuxième opus est un bon film. On s’amuse, on se détend, on se divertit, on rit pas mal. Le contrat est rempli. Il manque certes un peu de profondeur mais ne boudons pas non plus notre plaisir et admettons qu’un divertissement sans prise de tête ça fait aussi du bien.

 

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