Iron Man 3

Voilà, Marvel entame la phase 2 de son passage au cinéma après un Avengers épique à souhait. Bien évidemment on entame cette phase 2 avec le personnage qui avait inauguré la première, un personnage que le public aime beaucoup, à savoir Tony Stark / Iron Man, qui a eu droit à un deuxième film en solo avant les Avengers. C’est avec un plaisir certain que l’on retrouve Tony Stark le frimeur, le surdoué, la grande gueule. Mais un Tony Stark changé, marqué. Difficile de bien comprendre le personnage sans avoir vu Avengers d’ailleurs. Il a été très marqué par cette bataille à New-York et remet pas mal de choses en question. Simple mortel au sein d’une lutte impliquant des dieux, des extra-terrestres et des dimensions parallèles, il est devenu sujet à des crises d’angoisse suite à ce qu’il a vécu à la fin du film. D’ailleurs il ne dort plus, passant tout son temps à inventer de nouvelles armures dans tous les sens. Ce sont les actes du Mandarin qui vont le faire sortir de son apathie ; un terroriste fou furieux menaçant les Etats-Unis et le président en personne, à l’origine de plusieurs attentats à la bombe dévastateurs. Et quand l’un des attentats du Mandarin touche un proche, Tony Stark réplique. La réponse ne se fait pas attendre (je ne spoile pas trop, c’est dans la bande-annonce) avec bombardement et missilage agressif du domicile de Stark, destruction d’armures en prime. Notre milliardaire en sort affaibli et sans son petit matériel. Il va donc lui falloir compter essentiellement sur lui-même et sa cervelle pour se sortir de là et mettre un bon coup de pied aux fesses du Mandarin, le tout dans une débauche d’explosions et une baston assez balaise.Jon Favreau laisse ici la caméra à Shane Black (même s’il garde son rôle dans le film), un petit gars dont le Kiss Kiss Bang Bang m’avait intrigué mais pas encore au point de le regarder (par contre c’est quand même le gars derrière le script de l’Arme Fatale). Black reste dans le même registre, et enchaîne bastons et répliques cinglantes de Stark. Il donne aussi toujours de le place à Robert Downey Jr pour cabotiner comme il le sent, avec un personnage qu’il commence à bien tenir. Mais on va plus loin. Stark se pose des questions et souffre, il encaisse physiquement et mentalement, ce à quoi on n’était pas très habitués. Il vacille, devenant ultra-dépendant à ses armures qui lui apportent presque la sécurité dont il a besoin. La destruction de ses jouets va l’amener à se dépasser, à agir en tant qu’homme, et à a se rappeler que le héros c’est lui, boîte de conserve ou pas.

Si le scénario ne casse pas plus de briques que ses prédécesseurs, le film a au moins le mérite d’être bien foutu sur ce qu’on lui demande. A savoir du grand spectacle et de la baston. Encore une fois, on n’est pas là pour chercher le drame existentiel profond et touchant, on est là pour que ça claque. Bien des éléments et des twists sont gros comme des maisons et on sent venir pas mal de choses à des kilomètres. Mais ce n’est pas grave, le spectacle est au rendez-vous. Certes il y a quelques incohérences et éléments un peu too much, qui piquent un peu quand même. Dommage.

Mais le film reste une très bonne réussite dans son genre. Les bastons vont vite et sont impressionnantes, il y a du méchant très méchant et du gentil bien gentil, du retournement de situation, la love story de service, des gags potaches et des punchlines, bref la recette est bien là. Ajoutons une pincée de musique héroïque et hop le paquet est emballé.

A noter que le réalisateur n’a pas failli à la tradition de la scène post-crédits en toute fin de générique. Mais elle est très loin d’être aussi sympa que d’autres, genre Avengers. C’est juste un caméo sans grand intérêt scénaristique ni même de quoi donner envie de voir la suite.

 

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