American Ultra

220x320_12529ccc13838485e00436d7d523f658-2999776Mike est un petit looser. Il gagne un salaire de misère en bossant dans un supermarché pourri, il rentre pour fumer des joints et glander avec sa copine Phoebe, il est sujet à d’incontrôlables crises d’angoisse, nerveux, renfermé. Jusqu’au jour où une femme étrange débarque au magasin et lui sort une série de phrases sans trop de signification. Peu après, quand des balaises s’en prennent à lui, Mike les tue en deux coups de cuillère à pot sans vraiment se rendre compte de ce qu’il fait. Il s’avère qu’il est en fait un agent dormant d’un programme ultra-secret de la CIA, le genre de gars super-entraîné capable des plus grands prodiges mieux que James Bond et Jason Bourne réunis. Poursuivi par l’agence d’espionnage, perdu et ne comprenant pas trop ce qu’il doit faire, Mike entraîne Phoebe dans son truc et le tout va se refermer sur les deux amoureux dans une spirale de violence et d’action avec son lot de révélations.

Très emballé par la bande-annonce, je me suis calé pour mater ce film sans en attendre autre chose que de l’action délirante et de la déconne. J’ai été bien servi. La plupart des bons passages et l’essentiel du scénario se trouvent malheureusement (comme trop souvent) dans la bande-annonce. Aussi je n’ai guère eu de surprises en le regardant. J’ai vraiment eu ce que j’attendais par contre. Ni plus ni moins. Il n’est pas aussi exceptionnel que, dans la veine action délirante, Kingsman ; mais il est agréable et se laisse voir avec plaisir. Le réalisateur Nima Nourizadeh n’a pas grand chose à son compteur, mais il a réussi à rendre le tout agréable à regarder et nous donne quelques scènes d’action et de baston de qualité. Devant la caméra c’est une autre histoire puisque l’on retrouve le fort sympathique Jesse Eisenberg (quand même Zombieland, The Social network, Batman V Superman, Insaisissables, c’est pas rien) avec un rôle de looser qu’il maîtrise pas mal ; son incompréhension totale du merdier dans lequel il se trouve est vraiment cool. A ses côtés, Kristen Stewart (bien plus expressive ici que dans le navrant Twilight) s’en sort pas mal du tout. On notera aussi les prestations de Walton Goggins (The Hateful Height, Django, mais aussi Venus dans Sons of Anarchy si si), John Leguizamo (le Tybalt de Romeo + Juliet, John Wick, Kick-Ass 2 entre autres) ou encore Bill Pullman qu’on ne présente vraiment plus. Du bien beau monde donc.

Un film d’action carré et brutal qui fait la part belle à l’humour et au second degré. Des scènes violentes oui mais surtout du délire. Un mélange de film d’espionnage à la Jason Bourne et de comédie. Une réussite sans être non plus un must absolu.

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