Jigsaw

Quand James Wan lance Saw en 2004, il ouvre les portes d’une franchise extrêmement lucrative avec un film de qualité. La suite n’a pas toujours été à la hauteur certes, mais j’ai quand même continué, jusqu’au bout. Et je suis tellement rentré dans le truc que, presque par réflexe/habitude, je me suis maté le huitième opus de la saga, sorti 8 ans après le précédent qui était annoncé comme « The Final Chapter » mais qui, oh surprise, ne l’était pas.

Bon ben le truc est clair avec cet épisode… Pour faire tourner une franchise aussi lucrative, il suffit de reprendre les mêmes, et on recommence. Au programme donc des jeux malsains/gores/glauques/sordides, des gentils qui ont l’air méchant et des méchants qui ont l’air gentil, un twist de fin qui te fait repasser le film sous un autre point de vue, et une bonne dose de sang. Tous les éléments sont là, on coche toutes les cases, le contrat est rempli, on est bien dans du Saw. On notera que le film devait s’appeler Saw : Legacy, et on est donc directement mis dans l’héritage de Jigsaw, ses héritiers, ce qu’il a laissé derrière lui (ben oui, il paraît qu’il est mort, le type). Et 10 ans après. Ce qui permet de mettre en place de nouveaux tueurs, meurtres, enquêteurs. Et de mélanger les époques. Grande réussite donc au box-office, vu le nombre de fans de la série. On retombe dans les travers vers lesquels la série a évolué, à savoir s’éloigner du côté psychologique et fin du 1er film pour aller vers toujours plus de pièges, toujours plus de gore, en justifiant le tout par des twists toujours plus délirants.

A la réalisation, on trouve les frères Spierig, dont je ne connais aucune des quelques réalisations précédentes, mais ils ont fait du vampire et du zombie, ils étaient bien placés pour continuer dans le gore. Au niveau du casting, on s’amusera d’y voir Tobin Bell, à savoir le fabuleux interprète de Jigsaw que l’on disait mort depuis des années ; mais difficile d’imaginer un film Saw en l’enlevant complètement de l’équation. Sinon les acteurs ne sont pas ultra folichons dans leurs interprétations de rôles assez clichés, assez carrés. Matt Passmore, Hannah Emily Anderson, Laura Vandervoort, Paul Braunstein, Mandela Van Peebles (oui, le fils de), Brittany Allen, toute une brochette de performances très moyennes sans grande mise en valeur. On notera quand même les prestations de Callum Keith Rennie (Battlestar Galactica,…) ou Clé Bennett qui s’en sortent un peu mieux quand même.

Un film destiné aux fans donc, reprenant tous les ingrédients d’une franchise connue, qui ne cherche rien de plus que refaire du fric selon une méthode éprouvée. Le pire, c’est que si un nouveau Saw débarque, je risque de perdre une soirée pour le voir, par habitude…

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