Red Sparrow

Alors là je dois dire que je me suis bien fait avoir. De ce que j’avais lu du synopsis, je m’attendais à un film d’action bourrin, quelque part entre Nikita et Atomic Blonde. On se retrouve au final avec un film d’espionnage plutôt lent et calme, aux rebondissement et retournements de situations gros comme des maisons, et soutenu par un côté « nudité et sexe » (trop) fortement mis en avant.

Je dois dire que cette histoire de danseuse dont la carrière s’arrête et recrutée comme espionne pour des missions secrètes au compte du gouvernement russe pouvait être sympa. Ben finalement bof de chez bof quoi.

Francis Lawrence (Constantine, Je suis une légende, Hunger Games 2 à 4,…) filme encore une fois une adaptation de roman ; ce dernier est écrit par un ex de la CIA et décrit paraît-il assez bien les techniques et méthodes d’espionnage.  Même si les précédents travaux du réalisateur ne sont pas franchement des chefs-d’œuvre, je m’attendais à mieux que cela. Ce film manque de rythme de suspens, de ce frisson d’aventure qui nous fait apprécier les histoires d’espionnage. On est sur un truc plat, avec des enjeux qui ne sont guère dramatisés et des personnages peu attachants. Et surtout le film est surchargé de sexe ; nudité, y compris frontale, masculine et féminine, dégradation sexuelle, dans des scènes qui font vraiment too much et que l’on aurait pu esquisser ou évoquer sans obligatoirement en montrer autant. Mais bon, il semblerait que cela faisait déjà partie du matériau de base du bouquin. La violence aussi est très présente ; trop en fait. Il y a un côté voyeur sur le sexe et la violence qui ne se justifie pas. Et puis bon, des retournements de situation convenus que l’on voit venir à des kilomètres, alors que c’est la base du film d’espionnage, c’est un peu dommage ; d’autant plus avec cette histoire d’agent double. Sans compter les énormes clichés sur la Russie trop gros pour être vrais.

Devant la caméra, les acteurs peinent à convaincre aussi et il est difficile de s’attacher aux personnages ; si ce n’est la relation mère-fille de l’héroïne qui marche bien. Notre espionne est campée par Jennifer Lawrence (X-Men, Hunger Games,…) qui retrouve un réalisateur qu’elle connaît bien ; à part dans quelques scènes (la douche du Bolchoï, les contacts avec sa mère ou le final sur le tarmac de l’aéroport), elle ne dégage pas ce qu’il faut. Il y a un truc qui ne joue pas ; alors certes son personnage est fait pour jouer et être faux (une espionne quoi), mais là c’est trop, ça ne le fait pas. A ses côtés, Joel Edgerton (Star Wars, The Thing, Bright,…) se donne de la peine et en a, il pourrait être super bien avec un personnage censé être charismatique et tout, mais ça ne suffit pas non plus. Même chose avec Mary-Louise Parker (Red,…) ou Matthias Schoenaerts. J’ai été davantage convaincu par les prestations de Charlotte Rampling, Ciaràn Hinds (Harry Potter, Game of Thrones, Justice League,…), ou Jeremy Irons (Mission, Die Hard 3, Donjons et Dragons, Batman V Superman,…).  Et on notera qu’il y a quand même un acteur dont le nom est Sebastian Hülk et qui joue un bourrin…

Bref, un film très dispensable. Certes je m’étais peut-être laissé trop aller sur le pitch en imaginant tout autre chose. Mais même une fois que j’ai compris mon erreur et que j’ai recadré mes attentes en cours de visionnement, j’ai été déçu. Plat et mou, sans enjeux, pas prenant, bof quoi.

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