The Witcher 3 : Wild Hunt

Comme souvent avec les jeux vidéo, je ne suis pas en avance. Devenu « geek de salon » et prenant souvent le temps de trouver les jeux en seconde main, je suis rarement dans les premiers à pouvoir parler des nouveautés. Ici on parle donc du 3ème opus de la série The Witcher, sorti en 2015 (3 ans, une éternité en jeux vidéo). Pour rappel, The Witcher c’est d’abord une série de bouquins du polonais Andrzej Sapkowski (j’ai lu le 1er et en suis ressorti peu convaincu, du coup je ne suis pas allé plus loin). J’avais tâté du 1er jeu à l’époque sur mon PC en 2007, mais sans aller très loin par manque de temps. Ce 3eme opus ayant été encensé, et comme je l’ai trouvé à vil prix, j’ai fini par me lancer dedans. Et après un début un peu laborieux, je me suis retrouvé pris dans une de mes très grosses et marquantes expériences vidéoludiques.

The Witcher c’est un jeu dit « RPG » (perso, je n’aime pas attribuer ce style à des jeux vidéo, car on n’interprète jamais vraiment un rôle, mais bon c’est un autre débat). On va y prendre les commandes de Gerald de Riv, sorceleur de son état ; un sorceleur, c’est un humain ayant reçu des mutations le rendant plus fort/rapide/puissant/sensible que les autres afin de combattre des monstres, une sorte de chasseur de primes du monstrueux quoi. Le monde en question est un monde de fantasy assez typique, avec ses magiciens, ses elfes, ses nains, ses monstres et autres. On a une trame géopolitique assez solide et assez développée ; au passage le deuxième jeu de la gamme s’intitule Assassins of Kings et semble donc pas mal développer cet aspect (d’ailleurs il n’est pas toujours simple de suivre les alliances et autres changements de camp des différentes factions pendant la partie). Dans ce contexte, la fille adoptive de Gerald, Ciri, se retrouve poursuivie par la Chasse Sauvage, un groupe de cavaliers guerriers-magiciens mystérieux et dangereux menaçant notre monde tout entier ; Ciri disparue, Gerlad va tenter de retrouver sa trace pour la protéger.

Le jeu va nous amener à suivre une quête principale complexe, riche en rebondissements et en révélations, aux enjeux épiques et remplie de situations complexes nécessitant des choix importants de la part du joueur. Si aucun de ces choix ne bloque la possibilité de résoudre la quête, ils influenceront le monde du jeu mais aussi la manière de résoudre la quête principale. A côté de cela, le jeu regorge de myriades de quêtes secondaires de tous types. On va beaucoup y enquêter sur des monstres qui rôdent dans les contrées visitées, libérer des zones infestées de brigands, etc. On aura la possibilité de s’adonner au gwynt, une sorte de jeu dans le jeu, un jeu de cartes à collectionner sur lequel on pourra se confronter à tout plein de PNJs. On pourra participer à des courses de chevaux. On pourra se battre à mains nues dans des tournois pour viser un titre de champion. On pourra partir sur les traces de personnes disparues. Et plein d’autres encore. Tout cela nous amènera des sous, du matériel supplémentaire, développe nos relations, nous permet de rencontrer de nouvelles personnes. Mais surtout nous amène l’expérience qui permet de monter de niveau pour aller plus loin. Et là je reviens sur mes débuts laborieux, car j’ai ramé longtemps à ne trouver que des quêtes annoncées pour des niveaux bien plus élevés que le mien, et j’avais même abandonné le jeu car je n’arrivais  rien (au tout début, genre niveau 4) ; puis un jour je l’ai repris en main et j’ai élargi ma zone de recherche de quêtes et de monstres à taper pour finalement tomber sur des trucs adaptés ; de là je suis monté régulièrement et j’ai pu progresser de manière très sympathique.

En plus de cette richesse scénaristique (quête principale complexe et longue, pléthore de quêtes secondaires), le jeu se paye le luxe d’être très beau. Alors oui sur un PC de gamer pété de thunes il est encore plus beau que sur ma xBox One, mais déjà là l’expérience de jeu est assez dingue. Des paysages de fous, des villes vivantes, des ambiances variées selon les régions, des cycles jour/nuit et météo bien foutus, des personnages crédibles (même si un peu répétitifs parfois sur les visages et attitudes), le tout avec un monde ultra vaste, immense, plein de coins et recoins à découvrir, visiter, traverser, parfois juste parce que c’est beau. Et puis il est beau pour les oreilles aussi. la musique est une tuerie avec des thèmes très bien pensés, qui s’intègrent à l’aventure, et varient selon les régions. Que du bonheur!

The Witcher 3 est aussi un jeu très adulte. Déjà sur les thèmes abordés, complexes, tortueux (on parle quand même suicide, inceste,corruption, etc). La complexité de l’intrigue aussi. Mais encore le fait que la violence (très graphique, avec des mises à mort sanglantes), le sexe (pas dissimulé), certaines perversions, font partie de la vie de tous les jours. Et puis des monstres vraiment pas beaux. Et des scènes pas très ragoutantes. Y’a pas à dire, c’est pas un jeu pour enfants.

On ajoutera que les développeurs ont même un sens de l’humour très développé. J’ai trouvé des PNJ avec des noms faisant de grosses références geeks. Il y aussi des quêtes franchement drôles (genre celle du DRM ou celle du fromage).

Au niveau des regrets? Ben… de l’avoir terminé. Alors oui je pourrais continuer à me balader et finir quelques quêtes que j’ai pas faites (si j’ai terminé tous les contrats de sorceleur, je ne me suis pas du tout intéressé au gwynt ou aux courses de chevaux par exemple). Mais il y a nettement moins d’intérêt quand même. La fin du jeu, épique et très chargée en émotions, donne un sentiment accomplissement, de véritable fin. Avec même un superbe épilogue qui clôt l’aventure de fort belle manière. Autre regret? Allez, allons-y, j’ai détesté le fait de devoir sortir d’un marchandage avec un armurier pour m’équiper de la pièce nouvellement achetée pour ensuite revenir lui parler pour vendre mon ancien équipement. C’est long et fastidieux. Sinon ben je dirais qu’une fois qu’on a bien monté de niveau, la quête principale devient presque trop facile et les combats finaux n’ont pas été spécialement difficiles ; il aurait presque fallu que la puissance des derniers adversaires s’adapte au niveau du personnage.

M’enfin, ce ne sont que des détails qui ne remettent pas en cause l’expérience très forte que procure The Witcher, une vraie sensation d’aventure épique, un grand moment de jeu vidéo.

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