Fractured

Notre héros voyage en voiture avec sa femme et sa fille. Lors d’une pause-pipi, cette dernière tombe dans un trou et se blesse. Départ à l’hôpital. La mère et la fille vont effectuer quelques tests mais quand le mari retourne demander de leurs nouvelles à l’accueil, on lui annonce qu’elles ne sont nulle part, qu’elles ne sont jamais venues. Comme notre gars est méfiant, et qu’il a vu des trucs louches en arrivant, il est persuadé d’être mêlé à une conspiration et va donc remuer ciel et terre pour retrouver sa famille. Oui mais voilà, a-t-il raison? Ou bien est-il un peu à côté de la plaque et a-t-il inventé cette histoire? Quelle est la vérité?

Le film oscille sans cesse entre ces deux aspects, et on se posera la question quasiment jusqu’au bout du degré de folie de notre héros. Le film alterne assez adroitement les points de vue pour nous faire changer d’opinion. Ainsi le spectateur sera balloté entre la conspiration de l’hôpital et les hallucinations du héros. Et on aura des arguments pour l’un et pour l’autre. Bon, après rien d’extraordinaire non plus car ce sera finalement l’un ou l’autre, sans troisième piste mystérieuse, sans autre twist incroyable puisque la révélation finale reste attendue. Ce genre de dilemme, de film qui nous fait voir les choses sous l’angle d’un personnage qui n’est pas 100% fiable, on l’a déjà vu. Mais le traitement est bon. On a un film très honnête avec un bon rythme, avec une bonne ambiance, un bon rendu. Le réalisateur Brad Anderson (sur pas mal de séries télé sympas genre The Wire, Titans, Fringe, Almost Human, Person of Interest,…) pose très bien les choses et réussit à maintenir le questionnement jusqu’au bout via des retournements de situation bienvenus.

Le rôle principal est tenu par Sam Worthington (Avatar, Le Choc des Titans, Sabotage,…) et franchement il porte pas mal le film sur ses épaules. Il montre pas mal les alternances de doute et de détermination du personnage, son basculement dans la folie. Sa famille est composée de Lily Rabe (American Horror Story,…) et Lucy Capri, toutes deux très bien, attachantes et avec tout ce qu’il faut (y compris ce regard si dur et froid parfois). Aut our d’eux otut un éventail de personnages plus ou moins durs ou compatissants, plus ou moins flippants ou rassurants, qui vont guider notre héros dans une l’autre des directions qui s’offrent à lui : Stephen Tobolowsky (Un jour sans fin, Memento, Heroes,…), Adjoa Andoh (Dr Who,…), Stephanie Sy, Lauren Cochrane, Derek James Trapp ou encore Chris Sigurdson.

Un film sympathique, plutôt bien foutu, sans être non plus un grand moment de cinéma. Il fait son office de divertissement mais ne restera pas dans les annales.

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