Harry Potter et l’Ordre du Phénix

Quel meilleur cadeau de Noël pour mon fils que de finir le 24 décembre ce 5eme tome de Harry potter… et d’enchaîner avec le visionnement du film? (bon d’accord, les packs monstrueux de lego qu’il a reçus sont aussi de bons cadeaux…)

Dans ce 5eme volume donc, on retrouve l’univers devenu quand même bien solide et bien posé comme je l’ai déjà dit dans mes critiques des précédents. Y’a beaucoup d’éléments, tout se tient bien. On a aussi trois camps, et pas juste deux très manichéens, et ça c’est un petit plus pas négligeable. Maintenant que l’univers est bien posé, on va commencer à voir avec ce tome que ça va chier dans les ventilos. Ici on ne rigole plus. D’ailleurs l’ouverture se fait par une attaque de Détraqueurs en pleine zone purement moldu, et c’est pas le truc qui est censé se dérouler tous les jours. Ensuite Harry va découvrir un groupe de sorciers en lutte contre Voldemort, une équipe solide avec des personnages hauts en couleurs (Tonks par exemple, sympathique), basée dans une demeure très intéressante et pleine de mystères. On va aller de découverte en découverte avec de nombreuses histoires de familles, des liens qui se complexifient autour des personnages. La famille Black va prendre une place prépondérante d’ailleurs. Mais aussi le rôle de la famille Londubat, loin d’être négligeable. Les événements vont devenir vraiment sombres. Les héros vont s’en prendre plein la gueule. Je dois dire que j’aime beaucoup le nouveau professeur de défense contre les forces du mal, Dolorès Ombrage, personnage lui aussi très haut en couleurs et qui est très sympa. Une vraie peau de vache, une ordure finie, magnifiquement représentée. Je ne vais pas révéler ici toute l’intrigue, ce serait dommage pour celles et ceux ne l’ayant pas lu, mais elle en vaut vraiment la peine. Et puis ça ouvre la porte aux deux derniers tomes qui s’annoncent comme un final assez apocalyptique ; l’auteure ne se gêne visiblement pas pour tuer certains de ses personnages importants et attachants, et ça c’est un bon point.

Ma grosse déception cependant : l’aspect prophétie, avec un élu et tout. J’aime pas ça. En grand lecteur de fantasy, j’en ai soupé des tonnes dans ce genre. Alors oui, ce bouquin est plutôt pour ados, et à cet âge là c’est un élément qui marche bien. Mais bon je trouve dommage. Je préfèrais l’impression que j’en avais jusque là, d’un Harry qui avait été au mauvais endroit au mauvais moment et qui avait juste eu du bol. C’est un peu dommage, mais ça ne gâche pas le tout qui est quand même d’un très bon niveau. Avec toujours cette manière de ne présenter que des éléments qui seront utilisés par la suite dans l’histoire ; un très bon sens de l’intrigue et de l’écriture, c’est super efficace.

Et puis faut reconnaître que l’auteure s’en sort excellemment bien pour rendre des ados.On a régulièrement envie de leur envoyer des paires de claques bien sonores pour leur expliquer ce que c’est que la vie et comment ça marche et quels sont les vrais problèmes. Leurs sautes d’humeur insupportables et leurs problèmes de coeur qui viennent se mettre en travers de l’intrigue sont assez crédibles. Harry et ses potes sont vraiment des petits cons par moments. Ben ça colle…

Le film maintenant… il me fait le même effet que les derniers, mais de plus en plus accentué. Afin de tout faire tenir dans un film, le réalisateur est obligé de trancher dans le vif et de ne se canaliser que sur la ligne principale de l’intrigue. Au risque de perdre des éléments importants qui font justement la richesse et la force de l’oeuvre. Franchement, juste avec les films je ne crocherais certainement pas autant, l’écart de qualité entre les bouquins et eux se creusant de plus en plus. Bon, je note un plus dans celui-ci, l’arrivée d’Helena Bonham Carter qui colle super bien à son personnage…

Reste que j’ai complètement croché. Pas autant que mon fils, fabuleusement heureux d’avoir reçu la baguette d’Hermione et l’Eclair de Feu à Noël… Si vous ne les avez pas encore lus, foncez sur les bouquins de la saga Harry potter, c’est de la balle… Les films restent dispensables.

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