Vice-versa

vice-versa-affiche-04Oh! My! Fucking! God! Ça va devenir une habitude, mais je dois dire que Pixar m’a encore une fois balancé une baffe mémorable. Je suis ressorti de ce Vice-versa complètement retourné  (ouais elle est facile, je sais). Waow!

Dans ce petit bijou de film d’animation, on va suivre Riley, une jeune fille de 11 ans, et plus particulièrement ce qui se passe dans sa tête où coexistent 5 émotions de base : Joie, Tristesse, Colère, Peur et Dégoût. toutes anthropomorphes, elle dirigent la vie de Riley par un pupitre de commande et créent ainsi les souvenirs contribuant à forger la personnalité de la jeune fille. Riley a donc 11 ans, aime sa famille, ses amis, faire des bêtises, jouer au hockey, bref une jeune fille comme les autres. Et quand un grand bouleversement secoue sa vie, et bien elle va réagir comme toute pré-ado, à savoir de manière relativement excessive et surtout pas évidente à décrypter pour son entourage. Nous allons suivre ceci au travers d’une aventure mémorable vécue par Joie et Tristesse. Tandis que dans la vraie vie, Riley subira des montagnes russes émotionnelles. Le film joue entre les deux univers, l’intérieur et l’extérieur, passant de l’un à l’autre avec une facilité déconcertante et liant le tout dans un système d’actions/réactions parfaitement maîtrisé. Et le plus incroyable, c’est la manière dont ce film basé sur les émotions en envoie plein la figure au spectateur sur le plan émotionnel ; eh oui, le fond et la forme se rejoignent magnifiquement.

Bon je ne vais pas m’attarder des plombes sur l’aspect technique, mais quand même un peu. Pixar, ce sont toujours des maîtres. L’animation est belle, fluide, entraînant le spectateur dans l’action. La 3D ne rend rien flou ou illisible et elle n’est pas utilisée à outrance. Les personnages sont réussis, charismatiques ; en particulier les 5 émotions (que l’on retrouve relookées mais pas trop chez toutes les personnes entourant Riley) qui sont juste fantastiques. C’est un pur bonheur pour les yeux et les oreilles. Même le doublage vf ne tue pas les oreilles, c’est dire.

Et le contenu…? Et bien si la forme est un superbe écrin, le fonds est un pur bijou. Comme à son habitude, Pixar fait du film d’animation adapté aux enfants mais aussi rempli d’éléments « adultes ». Comme toujours on ne rit pas aux mêmes endroits. Comme presque à chaque fois, le scénario touche juste et bien, avec précision et juste le doigté nécessaire. J’ai eu droit à mes vagues d’émotions, passant du vrai bon rire aux yeux humides de larmes. Alors peut-être que je suis particulièrement sensible ces temps à cette jeune fille de 11 ans qui réagit brutalement à un gros changement dans sa vie qu’elle n’a jamais voulu ; mais il n’en reste pas moins que la film est une vraie réussite. Je vous parlais il y a peu de En Route, film d’animation pour enfants mais décevant car justement oubliant de voir un peu plus large. Avec ce Vice-versa, Pixar nous prouve encore que l’on peut viser tous les publics avec le même film. On a vraiment un scénario bien pensé, et vraiment bien réalisé, avec des personnages tous réussis (que ce soient les émotions ou les gens de la vraie vie), on a une profondeur et divers degrés de lecture, on a une certaine profondeur. Franchement une très grande réussite. Un tout bon Pixar.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce film et j’ai passé un excellent moment avec les deux gnomes (oui la petite de 5 ans a adoré aussi même si par moments elle était bien tendue). Alors je ne peux que vous conseiller d’y aller.

Une réflexion sur « Vice-versa »

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