Et voilà, une nouvelle votation se profile à l’horizon, avec des sujets chauds brûlants qui déclenchent des passions incroyables. Comme je l’ai déjà fait précédemment, j’aimerais dire ici ce que je vais voter, mais aussi et surtout expliquer pourquoi j’estime que c’est le meilleur choix ; ceci afin de vous convaincre, voire de vous donner des arguments pour convaincre autour de vous aussi. Parce que oui, il y a des choses vraiment importantes qui se votent là…
Alors avant d’aller plus loin, on va faire simple, c’est 3 fois “OUI”.

Franchement je trouve là qu’il y a des gens particulièrement gonflés. En s’opposant ainsi à la révision de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LAT), certains groupes ou cantons font preuve d’un détestable égoïsme. Cette modification de la loi fait office de contre-projet à l’initiative sur le paysage et tente de proposer un compromis plus acceptable. Son but est louable, jouable, et censé. Pourquoi donc s’y opposer?
La loi veut empêcher le développement de zones à bâtir, et même revenir en arrière pour les zones dépassant les besoins des quinze prochaines années… Parce que oui il y a des endroits où on a nettement plus de zones à bâtir que ce dont on aurait besoin pour tout le monde dans les quinze prochaines années ; même selon les scénarios les plus vaches sur l’augmentation de la population. Et malgré cela, il y a toujours plein de demandes pour passer des terrains en zones à bâtir. Pourquoi? Ben parce qu’un terrain vaut nettement plus quand il est en zone à bâtir. Et que du coup on peut mieux spéculer avec. C’est un peu comme les gens qui gagnent de l’argent pour gagner de l’argent et toujours plus d’argent au point de ne plus savoir qu’en faire. On a des gens qui passent leurs terrains en zones à bâtir tout en sachant qu’ils ne construiront pas. Alors que la crise du logement est un épineux problème public. Valoriser un terrain, le revendre, le nouveau propriétaire attendant que sa valeur augmente à nouveau pour le revendre encore, etc. Et cela sans que l’on n’y construise rien au final. Alors que tant de gens ne peuvent se loger parce que la pénurie règne et que du coup on exclut du marché tous ceux qui ne sont pas au top niveau des attentes. De l’art de faire passer ses petits intérêts privés et son business pur avant le bien commun. Alors qu’en construisant sur le dit terrain, il y aurait une source de revenus aussi. Mais peut-être pas aussi grosse. Incroyable! Et là du coup les propriétaires se plaignent qu’on veuille limiter leurs droits!?!? Non mais c’est n’importe quoi! Les pauvres, je vais effectivement les plaindre. Faut pas exagérer non plus. Construisons dans les zones à bâtir actuelles, pas besoin de s’étaler davantage.

Un film tous publics ce week-end pour la première séance cinéma de la petite : Le Lorax. Gentillet, joli, tranquille, ce film est agréable et roule sur un bon fond, celui de la petite fable écologique qui va bien. L’histoire commence à Thneedville, une ville enfermée derrière ses murs, sans rien de naturel, où tout est artificiel, plastique ou métal, y compris les arbres aux branches desquels on trouve des ampoules pour faire de la lumière. Cela va même très loin puisque l’air n’est pas très pur et que de l’air pur est vendu en bouteille aux habitants par le richissime O’Hare. Afin de plaire à la belle de son cœur, le jeune Ted va sortir de la ville dans l’espoir de lui ramener un arbre, un vrai, qui pousse et grandit. Dans la désolation sans plantes qui règne à l’extérieur, il va rencontrer le Gash-pilleur, un homme vivant reclus dans sa bicoque et qui s’annonce comme le responsable de la destruction de tous les arbres. Par un jeu de flashbacks, il va raconter à Ted comment cette horreur est arrivée, malgré l’intervention du Lorax, une étrange créature tentant de défendre les arbres.
Le film est joli tout plein, avec de belles images, de belles couleurs, de mignons animaux, des personnages attachants, une morale, et un happy end. Parfaitement regardable par un très jeune public, ce dernier ne comprendra sans doute pas tout ; le système des flashbacks rend le tout un peu ardu pour eux (ce qui est le cas de ma fille). Reste un moment fort sympathique au cinéma en famille…

La campagne pour le second tour de l’élection au Conseil d’Etat bat son plein et s’avère particulièrement animée. Et surtout pas avare de mauvaise foi. Je pense en particulier à celle dont font preuve les candidats de la droite. Je me suis amusé à relever quelques éléments qui me font hurler et qui méritent d’être mis en lumière.
Depuis quelques jours tout d’abord, la droite se gargarise en se prétendant seule à utiliser de vrais arguments et que la gauche ne fait qu’attaquer directement les personnes. Ils relèvent en particulier la prétendue citation parue dans 24heures de Yves Ferrari, président des Verts Vaudois, qui aurait dit vouloir diaboliser l’adversaire M. Voiblet. Au-delà du fait que cela ne rentre pas du tout dans les habitudes des Verts d’agir de la sorte, il semble qu’il y ait là une erreur de citation, comme le confirme le courrier des Verts au journal demandant un droit de correction pour cette citation. Demande refusée par la direction du journal. Je vous envoie vers le billet du site des Verts qui en parle. D’un autre côté, ce n’est pas la première fois que l’on peut constater le penchant politique à droite assumé de ce journal (il n’y a qu’à voir le courrier des lecteurs de ce lundi 26 mars pour s’en rendre compte, une sélection de diatribes de droite). Du coup, la droite prétend s’élever au-delà de ces attaques personnelles et proposer un vrai programme uni (j’ai de la peine à voir le programme uni de la défense de l’économie de marché du PLR et de l’initiative contre l’immigration massive de l’UDC par exemple).

L’autre jour, je buvais tranquillement un soda quelconque devant mon écran en passant mes flux RSS en revue quand soudainement j’ai failli m’étouffer et cracher sur mon écran, toussant comme un fou. En gros, des compagnies aériennes gueulent pour avoir à payer une taxe carbone!!! L’article en question est celui du Huffington Post, mais on trouve trace de ceci ailleurs bien entendu (par ex Le Monde, Le Nouvel Obs, ou FranceTVinfo). Eh oui, ces très gros pollueurs refuseraient de participer à l’effort généralisé qui est fait, non pas pour moins polluer, mais au moins pour appliquer le principe du pollueur-payeur ; ce principe est censé amener des sous dans des caisses servant ensuite à des projets d’aide au développement durable. Bien entendu, on est ici sur le biais que j’ai déjà évoqué dans le principe du pollueur-payeur, à savoir cette espèce de liberté de polluer accordée aux riches qui peuvent se l’offrir. Et surtout le fait que l’on ne limite pas la pollution, on ne fait que faire payer ceux qui polluent ; en espérant que cela les incite à moins polluer.

Nouvelle semaine. Politiquement chargée avec les discussions sur les résultats des votations fédérales, les élections cantonales, mais j’ai fait des billets ad hoc sur ces sujets. par contre, pas mal d’autres choses quand même.
Lecture de la semaine
Encore une fois, la palme à Boulet qui exprime si bien certaines choses. Y’a des jours où ce type vit réellement dans ma tête (et comme je suis pas le seul à dire ça, il a en plus le pouvoir d’ubiquité).
Souvenirs
Zelig va déménager. On le savait déjà, mais là ça se rapproche. De très nombreux souvenirs des années passées à bosser et squatter là-bas, et donc un peu d’émotion en pensant que ça va changer d’endroit. Bonne continuation à toute l’équipe!
