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Monsters

Monsters-Affiche-FranceAlléché par le nouvelle mouture de Godzilla de dans pas longtemps, je me suis penché sur le précédent (et premier) long métrage du réalisateur Gareth Edwards. Déjà un film de monstres, comme l’indique le titre, même si les monstres ont finalement un rôle secondaire. En fait ici les monstres servent de décor au film qui est plus un road movie à l’ambiance tendue qu’un film où on se castagne de la grosse bestiole à tours de bras. Six ans avant l’histoire du film, une sonde spatiale revient sur Terre, porteuse d’un échantillon de vie extra-terrestre. maintenant il y a toute une « zone infectée » dans laquelle se trouvent d’énormes créatures que l’armée essaye de contenir et d’éradiquer… sans grand succès en tout cas sur le deuxième point. Cette zone est située au nord du Mexique, juste derrière le nouveau mur immense qui a remplacé l’actuelle petite construction séparant le pays des Etats-Unis. Et on a ces monstres qui attaquent de temps en temps des zones habitées, mais on vit avec. Ils font partie du paysage, les gens ont appris à intégrer leur existence dans la vie de tous les jours. Un photographe sur place, basé à la limite de la zone infectée car étant à la recherche d’images sensationnelles, est envoyé par son richissime patron américain pour récupérer la fille de ce magnat de la presse, légèrement blessée, et la ramener vers la côte là où des ferrys pourront la transporter aux States. Bien évidemment tout ne va pas se passer comme prévu et nos deux héros vont devoir tracer un bon bout de route ensemble, se livrant l’un à l’autre, s’ouvrant, se découvrant, se rapprochant. Le tout dans une ambiance tendue sur laquelle plane sans cesse l’ombre des créatures. Continuer la lecture de Monsters

Oblivion

Oblivion-Affiche-France-22013 est une année riche en blockbusters SF. Parmi ceux-ci je me suis récemment regardé Oblivion, celui avec Tom Cruise en combinaison blanche. Pour changer, on a un film au scénario sans trop de surprises, avec quelques bonnes idées dedans mais pas toujours bien exploitées. On a aussi des visuels qui en jettent et des scènes d’action bien entendu. mais celui-ci se veut moins action que d’autres, c’est pas juste de la baston. Il y a des questions intéressantes et de vrais jolis plans tranquilles.

Oblivion prend place sur Terre. L’Humanité a gagné la guerre contre les extra-terrestres en utilisant le nucléaire et donc en rendant la Terre hostile et inhabitable. Afin de calmer les esprits après cette expérience traumatisante, les gens ont vu leur mémoire effacée. La  majorité de l’Humanité habite le tet, une espèce de tétraèdre volant géant en orbite autour de la planète. En récoltant de l’énergie par les mers et océans du globe, on peut faire partir des navettes vers titan afin de permettre à l’Humanité de s’installer dans un nouveau chez-soi. Pour entretenir les stations exploitant l’eau et les protéger des quelques derniers extra-terrestres agressifs restés dans des recoins de la planète, des gens sont en poste pour quelques années, afin de profiter ensuite du voyage vers Titan. Jack harper et sa femme Vicka sont de ceux-là. Jack prend chaque jour son petit vaisseau pour surveiller les lieux, réparer les drones de surveillance et ainsi il visite la Terre. Vicky reste dans leur demeure suspendue au-dessus des nuages, contact et responsable de la liaison avec le Tet. Tout va bien, jusqu’à ce que Jack découvre des choses étranges, des choses qui font écho à sa mémoire…

Même sans la bande-annonce qui nous laisse entrevoir pas mal de spoilers, on ne sera guère surpris par les revirements de situation. Le film ne brille pas par l’originalité de son  scénario. mais sa mise en scène est très bien faite. On a de très belles prises de vue, des décors magnifiques, et des designs de gadgets et de technologie plutôt bien foutus. Un film sympathique mais sans plus, gros blockbuster de science-fiction effectivement. Trop blockbuster pour les vrais mordus du genre, il saura sans doute plaire à un plus large public.

La route

la_route_the_road_bande_annonce_1Dans un futur pots-apocalyptique dur, gris et froid, un homme s’aventure avec son fils le long de la route qui doit les mener à un endroit où tout va mieux. C’est leur destin que ce film (tiré d’un roman que je n’ai pas lu) va nous faire découvrir. Au travers de décors magnifiques et d’un rendu post-apo grandiose, la relation père-fils va être un élément central, la seule chose les séparant des terribles tueurs que tant de gens sont devenus. Contre les éléments et les hommes, contre l’environnement et contre des groupes de personnes, l’enfant va suivre un voyage initiatique qui le conduira à devenir lui-même un homme. Ce film est très dur, la joie est quasiment absente, le ton est gris et dur comme le monde, froid, mordant, une vision si sombre de l’avenir et de l’espèce humaine. Et pourtant le tout est si prenant, si terriblement humain et proche de nous. C’est un gros choc, brutal comme un coup dans la gorge qui vous coupe la respiration, ne vous laissant la reprendre qu’une fois au générique.

On est dans le post-apo. Et même s’il y a des méchants, il ne faut pas s’attendre à du Mad Max. Du cataclysme on ne sait pas grand chose, on en aura quelques bribes par les flashbacks qui émaillent le film. Avec les nuages et la pollution est venu le froid, et les besoins en feu et chaleur. Les infrastructures qui lâchent. Faune et flore qui disparaissent. Le manque de nourriture. Le cannibalisme dès lors. Et la disparition des autorités laissant libre cours aux gangs de dangereux survivants qui délaissent leur humanité. Au milieu de ces horreurs, quelques personnes qui tentent de rester elles-mêmes. Continuer la lecture de La route