Dead Island

Ces derniers temps, ma femme me demande souvent si je veux tuer un peu des zombies… Eh oui… En fait, elle aime bien regarder quand je joue à Dead Island, un peu comme avec Resident Evil (ici et) il y a quelques temps. Dead Island donc, c’est un jeu que l’on m’a prêté sur xBox et qui est franchement sympathique. Le principe c’est une île paradisiaque, Banoï, avec son hôtel luxueux, ses bungalows, ses plages, ses piscines, ses charmantes hôtesses et vacancières, ses bronzé(e)s, ses sauveteurs, sa jungle, sa petite ville typique, etc. Et là on se réveille tout-à-coup en découvrant que l’essentiel de la population (indigènes et vacanciers) a été transformé en zombies décérébrés assoiffés de chair fraîche. L’un des quatre rôles que l’on peut emprunter au départ est celui de l’une des seules quatre personnes immunisées à la maladie qui transforme les gens en zombies, et on part donc se promener tout seul. Pas pour une balade de santé, parce que être immunisé à la maladie ne veut pas dire qu’ils ne peuvent pas nous tuer. Et quand on démarre à mains nues, en improvisant des armes avec les quelques trucs que l’on trouve, ben c’est pas drôle. D’autant que l’ambiance dans l’hôtel plus ou moins privé d’électricité est tout de suite bien flippante.

Le jeu va donc nous entraîner dans différents endroits de l’île. J’en suis à l’acte 2 où on visite la ville, après avoir fait la plage, l’hôtel et les bungalows. Visiblement, selon l’avancement du jeu, de nouvelles zones se révèlent. Mais je dois dire que le premier acte était vraiment rafraîchissant ; cet aspect « zombies on the beach » est drôle et sympathique, sortant des habituels endroits glauques et sordides qui collent aux morts-vivants. Bon, là je viens de me promener dans les égouts et du coup on retrouve des ambiances plus classiques. Mais le jeu reste avec son style personnel. A noter que l’on rencontre assez vite d’autres survivants, mais eux ne sont pas immunisés, du coup ils abusent un peu pour nous demander des services. Et ainsi, en dehors des quêtes principales qui font avancer dans le jeu, se développe un réseau de quêtes secondaires assez nombreuses et variées. Bon, sur le principe, y’a toujours du zombie à massacrer, mais le fond des quêtes change pas mal et met bien l’ambiance. Je ne suis pas encore arrivé au bout, et je ne jugerai pas du scénario global ; mais on sent au travers de coupures de presse, de petits éléments disséminés, de contacts radios, etc., qu’il peut y avoir quelque chose là-derrière. La fin va-t-elle nous faire juste quitter l’île? Découvrira-t-on l’origine de l’épidémie? Celle-ci a-t-elle touché le reste du monde? Pas mal de questions que je suis curieux d’aborder.

Le jeu est clairement un FPS, même si on devrait beaucoup parler de « FPB » (First Person Basher). il faut un bon moment avant de trouver des armes de tir, et encore les munitions sont très limitées. Quand à leur efficacité contre les zombies, elle reste restreinte ; en tout cas avec le personnage que j’ai choisi, à savoir le spécialiste des armes contondantes. Et comme je l’ai déjà dit, j’ai de la peine à me mettre au FPS sur console avec pad, en grand habitué du couple clavier-souris. Mais on s’y fait, et franchement si je galère encore un peu par moments, je progresse. Il y a des passages où l’aspect « tir » revient en force, c’est quand on se retrouve face à des antagonistes humains ; parce que ouais, en cas d’invasion zombie, les survivants ne se tiennent pas tous la main pour faire des rondes, certains en profitent pour faire les méchants et tirer sur les autres. Et là le jeu se calme un peu. D’un massacre bourrin qui démembre les zombies au kilomètres, on passe à se faufiler pour prendre les gens par surprise en s’accroupissant derrière des caisses. Mais globalement le gameplay est méchant et bourrin. On castagne sec. Avec force râles, cris, giclées de sang et démembrements. C’est du gore, du violent, du trash. Pas un jeu de petiots, c’est certain. Surtout que les zombies arrivent parfois par vagues bien nombreuses. Et qu’il y a des boss bien vaches aussi, avec des capacités spéciales qu’il vaut mieux connaître pour prendre chacun dans les meilleures conditions. Notons que certains trajets peuvent se faire en voiture et là ça devient du carmageddon-style bien défoulant. Le jeu est vraiment violent et sanglant.

J’aime bien la gestion des armes et de l’inventaire. On peut ramasser pas mal de choses comme arme, du porte-manteau au tuyau par exemple. Mais le plus efficace, ça reste les vraies armes, tranchantes ou contondantes, à distance, à lancer, de tir, la panoplie est très vaste. Et on peut ramasser plein de petits objets et trouver des plans de McGyver pour trafiquer les armes justement. On peut rajouter des clous ou enflammer les battes de baseball, rendre les machettes taser, créer des cocktails molotov, bref jouer au petit bricoleur sympathique quand on trouve des ateliers disséminés dans le jeu. Et comme les armes de contact s’abîment à l’utilisation, c’est bien de pouvoir les réparer aussi. Tout cela, ainsi que le commerce avec les PNJs, a un coût. Dès lors, on passe aussi son temps à faire les poches des cadavres, des zombies re-morts, ou à fouiller bureaux et bagages de touristes. Le changement d’arme se fait rapidement en combat via un système de roue qui fonctionne assez bien. La prise de soins ou la fouille prend un peu de temps, parfois la seconde qui suffit en combat pour se prendre une méchante beigne dans les dents.

Le personnage progresse avec des points d’expérience gagnés en tuant des méchants et en accomplissant des quêtes. Et il monte de niveau, ce qui lui permet à chaque fois de booster ses compétences, selon un min-système d’arbre. Trois compétences qui peuvent varier un peu ; et qui sont différentes d’un personnage à l’autre. A noter que les méchants ont aussi un niveau, qui évolue en fonction du nôtre. Donc c’est pas parce qu’on devient plus fort que le jeu devient plus facile. Au contraire, ils sont toujours plus nombreux, avec plus de boss, et tout. Et puis la mort n’est pas un game over. On revient proche du lieu du décès avec moins de fric…

Le jeu est rempli d’humour, les répliques de notre personnages sont souvent tordues et cyniques, les rencontres sont parfois complètement décalées (Svetlana par exemple qui ne pense qu’à son champagne alors que les zombies sont partout). Il y aussi des moments plus durs, plus profonds, genre la fille du garagiste ou le type qui veut que l’on tue sa famille zombifiée. On est dans une ambiance de film de zombie de série B complètement délirant, et l’aspect île exotique donne un style bien particulier. Et puis les moments de flippe sont bien rendus, vraiment. Bruitages et musique y concourent vraiment à fond, tous deux étant très très bien réussis.

Je ne m’étendrai pas sur le mode réseau vu que je n’ai pas d’abonnement Gold, mais visiblement on peut jouer en coop avec des amis. A voir si ça le fait bien ou pas, et si les zombies sont plus nombreux ou si ça simplifie vraiment la progression. En tout cas, cela justifie un peu les quatre personnages que l’on peut sélectionner au début et que l’on retrouve dans certaines cinématiques ; un peu comme si les trois autres me suivaient dans ma partie solo sans jamais m’aider et n’apparaissant que lorsque la cinématique se pointe. J’avoue que ce dernier point fait quand même très bizarre.

Un très bon jeu de zombies donc, à déconseiller aux âmes sensibles. Mais vraiment sympa et défoulant. Difficile certes par endroits, mais où on progresse toujours. Visuellement beau, avec une bande-son de grande qualité (en VO sous-titrée, attention) ; ah, ce thème principal à la guitare, une réussite! Je garde mes réserves sur le développement du scénario et de l’intrigue générale, et je suis vraiment curieux de voir si la conclusion est à la hauteur du jeu. En tout cas, c’est une réussite. Faut dire que je l’attendais de pied ferme suite à quelques trailers fort bien foutus. Je ne suis pas déçu.

 

Mise à jour (13.06.12) :

Et voilà, j’ai fini le jeu. Enfin, la quête principale et pas mal de quêtes annexes mais pas toutes. Avec un personnage et sans tester le multi. Toujours aussi fun, avec une augmentation de la difficulté bien jaugée. certains passages réellement vaches. L’évolution de niveau des adversaires en fonction de la nôtre est bien dosée. Les boss sont rudes. Je craignais les Assassins, mais finalement ce sont de petits joueurs. Les Noyés sont déjà plus ardus, mais faut savoir les prendre. Nan, ceux que j’aime vraiment pas ce sont les Berserkers. Mais bref, ça c’est du normal.

Ce que je voulais dire, c’est quand même que je reste sur ma faim au niveau du scénario… Attention spoilers! Parce que ou bien j’ai loupé un épisode ou bien il manque vraiment des réponses que l’on attend. Sait-on pourquoi ce foutu virus a muté et est devenu ce qu’il est? Pourquoi les 4 personnages sont-ils immunisés? Pourquoi l’antidote a cet effet bœuf à la con? Pourquoi le big boss de fin est plus facile à vaincre que les Berserkers par exemple? Le virus s’est-il répandu hors de l’île (auquel cas ce serait la porte ouverte à un n°2 d’ailleurs)? De plus, il y a cette désagréable impression de passer son temps à subir. Le scénario est quand même vachement linéaire. En gros je rends service à un groupe de personnes qui m’ouvrent la porte vers la suite de l’aventure en débloquant le bout suivant de la quête principale. Que j’aie envie ou pas de faire confiance à tel ou tel, que j’aie envie ou pas d’agir dans un sens ou l’autre, ça ne change rien, on est guidés dans des rails sans possibilité d’en sortir. Seules le choix de faire ou pas les quêtes annexes va varier le plaisir. certes c’est un jeu d’action et de baston, pas un jeu d’aventure comme les Elder Scrolls, mais un peu plus de liberté (ou au moins de sentiment de liberté) n’aurait pas été de refus.

Le jeu reste très fun et franchement sympa. Mais dommage qu’il nous laisse un peu comme ça sur notre faim quoi.

3 réflexions sur « Dead Island »

  1. Je l’ai acheté…Il est impeccable et beaucoup trop addictif !

    En plus, Robert en sursaute souvent de plaisir…

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