La saga Monkey Island

Depuis pas mal d’années que je fais du jeu video, y’a bien une série qui m’a toujours emballé, c’est les Monkey Island…

Déjà, j’ai toujours été fan des jeux Lucasart, j’ai des souvenirs particulièrement émouvants de Zack McCracken, Maniac Mansion, Full Throttle, Indiana Jones, Day of the Tentacle et d’autres encore. Que du bonheur! Et voilàé que sort un nouvel épisode de MOnkey Island. En en parlant en famille, ça a lancé l’idée et je me suis refait toute la série avec mon fils. trop petit pour tout faire tout seul, et surtout pour tout comprendre, il avait vraiment besoin que je fasse ça avec lui ; du coup je me suis senti contraint et forcé, et je me suis forcé… :mrgreen:

Petit retour sur ces jeux donc :

The Secret of Monkey Island

Le premier opus nous présente donc Guybrush Threepwood, un jeune homme débarquant sur l’ìle de Mêlée avec la ferme intention de devenir pirate émérite. Au cours des trois épreuves qu’il doit subir pour y arriver, et surtout dans les aventures qui vont suivre, il va faire la rencontre de personnages hauts en couleur, comme le gouverneur Elaine Marley, le pirate fantôme Le Chuck pour les plus importants, mais également Lady Vaudou, Stan et bien d’autres. En reprenant son interface classique de point’n’click avec une liste de verbes et l’inventaire en bas de l’écran, Lucasart nous gratifie d’un jeu très simple à manipuler et qui nous lance direct dans l’action sans avoir besoin de quelque tutoriel que ce soit. De là, les situations abrcadabrantesques vont s’enchaîner avec des énigmes plus ou moins (mais surtout plus) tordues (voire complètement fumettes), des gags au kilomètres, des références geeks à la tonne, le tout sur fond d’une grande aventure de pirates mêlant action, fantastique, et même une histoire d’amour. Du grand bonheur, rien n’est oublié, tous les éléments de cet univers y sont, bien que souvent tournés en dérision avec un humour extraordinaire.

Le Chuck’s Revenge

Nous retrouvons ici Guybrush qui, après s’être débarrassé de Le Chuck, veut être reconnu pour le pirate redoutable qu’il est persuadé d’être. Evidemment, tout ne se passe pas comme prévu. Surtout que Le Chuck est de nouveau là, revenu d’entre les morts et désirant se venger en mettant Guybrush à mort. Tous les éléments qui ont fait le succès du premier sont là, avec la même interface. Humour, gags, situations improbables, énigmes tordues, aventure, action, amour, tout y est. Et à nouveau, c’est que du bonheur avec cette nouvelle intrigue qui va nous pousser plus loin dans les secrets de l’île aux Singes… surtout avec cette révélation finale, ce twist scenaristique hors du commun.

The Curse of Monkey Island

Guybrush a encore envoyé Le Chuck ad patres. Mais bien entendu, celui-ci revient et veut se venger. Et il y a aussi Elaine à conquérir. Et le statut de pirate redoutable à acquérir. Toujours la même rengaine. Cette fois, il faudra aussi délivrer Elaine d’une malédiction, découvrir (ou pas) le secret de El Pollo Diablo, décoller la peau d’un dos, etc. A noter que cet opus inaugure une nouvelle interface, pour moi la meilleure. Un clic prolongé permet de choisir une action à faire avec un objet ou un personnage, tout se fait à la souris. Les graphismes virent cartoon et prennent un sacré coup de jeune avec une qualité et un style différents des autres mais conservant l’esprit du jeu. Très agréable. Je pourrais dire que c’est mon préféré…

Escape from Monkey Island

Ah ben non Le Chuck n’est toujours pas mort. En revenant de son voyage de noces avec Elaine, Guybrush se retrouve sur une île de Mêlée où on les croit morts. Il va donc falloir la jouer serré pouzr reprendre le contrôle. Toujours plein d’humour, de références, d’énigmes, etc. La même sauce encore une fois, mais en moins bon quand même. Pis bon, l’interface au clavier c’est vraiment pas top. Le moins bon à mon sens. Reste le standard de la série, et ce jeu n’est pas mauvais, loin de là. Mais il est moins drôle, moins bien que les autres quoi…

Voilà pour le passé de la gamme, fourni, agréable, voir très très bon.

Et maintenant… le présent, l’avenir

Tales of Monkey Island

C’est la nouvelle mouture. Un épisode en download pour Wii et PC qui sort par épisodes. Le premier, Launch of the Screaming Narwal, est un vrai bonheur à jouer. Nettement mieux que le 4eme en tout cas. Sans prétendre à être un vrai Monkey Island 5, il s’agit plutôt d’un épisode parallèle.  Et qui renoue avec tout ce qui fait le bonheur de la série. C’est un superbe moment, plein encore une fois de gags, de références, de geekitudes, d’énigmes tordues, de personnages hauts en couleur. Un vrai régal. Dispo uniquement en VO, y compris au niveau du sous-titre (c’est un peu du foutage de gueule, mais bon), il rebutera les anglophobes. Mais pour moi, je me suis délecté. C’est pas toujours évident à tout capter, et j’ai sûrement loupé plus d’un jeu de mots vaseux. Mais dans l’ensemble, je me suis bien marré. Bon, je devais traduire en direct live pour mon gamin qui jouait avec moi, donc c’était sportif. Mais franchement ça fait plaisir.

Au final donc Monkey Island c’est bon, mangez-en. Les premiers, très vieillots niveau visuels, restent des tueries à jouer, rien que pour l’humour. Et le petit émulateur ScummVM permet de les porter sur à peu près toutes les plateformes actuelles. Donc allez-y, croquez dedans. Et buvez un grog à ma santé…

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