Maléfique

Cela fait quelques années que Disney a pris la décision de revoir en version live-action ses grands classiques de l’animation. Il y a les versions recopiées quasi telles quelles (comme La Belle et la Bête, Le Livre de la Jungle ou le futur Roi Lion) et les variations sur la base existante, comme ce Maléfique daté de 2014. On va ici suivre l’histoire de Maléfique, la « méchante sorcière » de La Belle au Bois Dormant avant, pendant et après les événements du film de 1959 (ça nous rajeunit pas).

On va découvrir que Maléfique était une fée, belle et puissante, dotée de grandes ailes, et gardienne des terres magiques où vivent de nombreuses créatures fantastiques. Il y a bien peu de contacts entre ces terres et le royaume des Hommes, mais elle va quand même en rencontrer un et tous deux vont tomber amoureux. Le roi des Hommes va cependant déclarer le guerre aux fées et l’amoureux de Maléfique va trahir cette dernière dans sa quête de pouvoir. Blessée, meurtrie, enragée, Maléfique lancera sa vengeance sous forme d’une malédiction envers la fille du roi… la princesse Aurore.

Avec Maléfique, on n’a pas une simple reprise de La Belle au Bois Dormant. On développe largement le personnage de la sorcière qui prend du coup du galon et n’est plus juste méchant parce que c’est une vilaine sorcière. Alors bien sûr le coup de la vengeance, de la trahison dans l’amour, on nous l’a déjà fait, il n’y pas de grande nouveauté là, mais le tout est quand même bien amené. Cela fait plaisir de voir traiter un personnage qui fait figure de grand méchant mais dont on ne connaissait pas les motivations. Un peu cliché et un peu léger certes par moments, mais il n’en reste pas moins que l’idée est bonne. On a par contre bien des personnages à baffer, des réactions surprenantes, quelques trous scénaristiques, mais globalement c’est tout-à-fait acceptable par rapport à un bon paquet de blockbusters.

J’ai beaucoup aimé l’aspect visuel de ce film. Le réalisateur Robert Stromberg a travaillé sur les effets spéciaux du Monde Fantastique d’Oz, Hunger Games, L’Odyséée de Pi, le live action Alice au Pays des Merveilles, Avatar, Le Labyrinthe de Pan, et bien d’autres. Autant dire qu’il a de la bouteille dans le rendu de trucs un peu dingues. Et le monde mystique est vraiment impressionnant. Rien que les ailes de Maléfique et ses vols sont à tomber. Mais quand on ajoute les différentes créatures fantastiques, les décors, les combats, on obtient un film qui a vraiment de la gueule. Oui, OK, on sent les CGI à des kilomètres, mais honnêtement j’ai été assez emballé. Le film est bien foutu.

Là-dessus on a une prestation d’Angelina Jolie (Lara Croft, Capitaine Sky et le monde de demain, Mr & Mrs Smith, Wanted,…) en Maléfique absolument grandiose. Sous un maquillage chargé, elle donne au personnage une prestance, un charisme et une présence de dingue. On sent aussi l’évolution de la fée, son amour, sa haine, sa colère, sa souffrance, ses regrets, sa détermination, des faiblesses, tout y passe. Elle porte le film sur ses épaules. Face à elle, l’innocence et la pureté d’Aurore sont très bien transmis par Elle Fanning qui porte aussi les défauts de son personnage avec une naïveté et une fragilité très présentes. A leurs côtés, des performances plutôt fades de personnages clichés qui eux évoluent peu, avec Sharlto Copley (District 9, L’Agence tout risque, Chappie, Free Fire,…), Sam Riley (Free Fire,…) ou Brenton Thwaites (The Mirror, Pirates des Caraïbes,…). Mais rien de transcendant chez eux, surtout face à une Angelina Jolie aussi impressionnante.

Au final on a là une jolie variation sur le thème d’un conte connu et apprécié. S’il ne faut pas s’attendre à un scénario hors du commun, on a un film très visuel qui en met plein les yeux.

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