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Westworld – saison 01

Je me souviens vaguement avoir vu il y a pas mal de temps Westworld (Mondwest en français), le film de Michael Crichton (oui le même que le roman Jurassic Park qui a inspiré le film, entre autres) avec Yul Brynner sorti en 1973, sur ce parc d’attraction ambiance western animé par des robots qui divertissent les clients mais qui vont finir par péter les plombs et se révéler dangereux. je ne me souviens plus de grand chose si ce n’est ce putain de look de Brynner en robot cow-boy. Ce film a pas mal marqué l’histoire de la SF sur grand écran. Et c’est l’année passée qu’a débarqué sur HBO la série Westworld inspirée de ce film. Créée par Jonathan Nolan (le co-scénariste de son frère Christopher mais aussi créateur de Person of Interest) et Lisa Joy, avec entre autres JJ Abrams à la production, le tout sous la houlette de la chaîne HBO qui a mis le paquet, cette série s’annonçait particulièrement bien. Et je n’ai pas été déçu.

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Bone Tomahawk

bone_tomahawk_0Dans ce film de 2015, on suit une équipe d’hommes d’un bled du far-west partis à la recherche de gens de la ville enlevés par une tribu indienne dont on sait peu de choses. Les mystérieux peaux-rouges ont laissé des traces sanglantes dans le village et il semblerait que ça ne rigole pas avec eux. Le sheriff bourru, son vieil adjoint qui a fait la guerre, un cow-boy blessé à la jambe dont la femme a été enlevée, et un flingueur d’indiens s’enfoncent dans le désert en direction de la vallée mystérieuse où réside la tribu en question. Après un premier acte qui pose le sujet (la scène d’ouverture mettant dans l’ambiance dès le tout premier plan), le deuxième acte du voyage parfois un peu longuet permet de bien connaître les personnages principaux et de s’immerger dans le film, de s’attacher aux héros de l’histoire. Le troisième acte tire vers la violence et le gore avec quelques plans pas très ragoutants. Le tout constitue un western très bien réalisé, aux très jolis plans, avec des personnages très bien construits et qui ont une certaine épaisseur. Leurs dialogues tout au long du voyage permettent de les cerner correctement afin mieux comprendre leurs réactions dans le final. L’ambiance western est vraiment bien rendue, on a une impression de réalisme assez forte. Qualifié également de « film d’horreur », Bone Tomahawk ne comporte pas tant que ça de moments gores ou horrifiques. Mais la tension qui grandit au fur et à mesure pose une ambiance tendue qui se relâche dans le dernier acte avec une bonne dose de violence ; et le peu que l’on voit alors suffit.

Le réalisateur S. Craig Zahler, dont il s’agit ici de la première réalisation, a su rendre un esprit western de qualité. En particulier avec des décors magnifiques. Les extérieurs sont filmés avec une grande maîtrise t participent grandement à l’ambiance générale. Avec sa bande-son de qualité elle aussi, le film est une belle réussite technique. Il repose aussi grandement sur ses acteurs, et en particulier les quatre hommes de l’expédition de secours. Kurt Russell y incarne un sheriff bourru, en gardant le look moustachu des Hateful Height tourné à peu près en même temps, assez classique mais vraiment réussi. A ses côtés, Patrick Wilson (Watchmen, Insidious, Conjuring,…) dans le rôle du fermier prêt à tout par amour et qui se dépasse, un très beau personnage. Matthew Fox (Jack de Lost) hérite lui du personnage torturé et fermé du super tireur fier d’avoir tué un max d’indiens, beau gosse tout de blanc vêtu. Quand à Richard Jenkins (Six Feet Under), il prend le rôle de l’adjoint du sheriff, un vieil homme qui a vécu bien des choses et dispose d’une solide expérience, allant en s’affirmant tout au long du film. On retrouve encore à leurs côtés David Arquette (Scream) méconnaissable en pilleur, ainsi que les jolies Lili Simmons (True Detective) et Kathryn Morris (Cold Case). Une jolie brochette d’acteurs qui composent des rôles assez bien pensés. Les motivations de chacun sont lisibles et on peu s’attacher au groupe de héros.

Bone Tomahawk est donc un très bon western, avec une petite part sombre, dure et une petite dose de gore, reposant sur une très bonne ambiance surtout et une tension qui monte sans cesse. J’ai bien apprécié.

The Hateful Eight

the-hateful-eight-posterJ’ai l’habitude de dire que Tarantino, on aime ou en déteste, rarement dans l’entre-deux. Le cinéaste déclenche des avis souvent très radicaux, et souvent à cause des mêmes points. Ce nouveau long-métrage reprenant la plupart des tics du réalisateur, ma phrase du dessus me semble toujours valable. Pour ma part, je fais partie de ceux qui aiment ce qu’il fait. Et The Hateful Eight (Les Huit Salopards en vf) ne fait pas exception. Après son très bon Django Unchained, Tarantino revient au western donc. Mais cette fois au lieu d’une quête faisant voyager à-travers pas mal de paysages, on a un quasi huis-clos tendu.

Ici on commence avec une diligence filant dans les terres enneigées. En plus du conducteur, deux passagers, un chasseur de primes bourru et sa prisonnière au tempérament bien trempé. En route, ils vont trouver deux voyageurs à pied qui vont intégrer le véhicule. Il faut dire que l’arrivée d’un énorme blizzard pousse un peu tout ce petit monde au cul pour aller se réfugier dans une bicoque connue pour être un havre de repos au milieu de la campagne. Là-bas, quatre personnes attendent. Bien évidemment, tout ne va pas être de tout repos. Entre un deuxième chasseur de primes, la prisonnière qui vaut plein de thunes sans que l’on sache vraiment ce qu’elle a fait, un sheriff fraîchement nommé, un anglais, un mexicain bourru, un ancien officier sudiste et un taciturne planqué dans un coin, on a là une galerie de personnages très intéressante. Ces gens ont tous leurs petits (ou gros) secrets qui vont se révéler explosifs une fois exposés. Il faut dire que les liens entre eux sont souvent plus forts qu’on aurait pu le croire au premier abord. Le tout va gentiment virer bien évidemment à un déchainement de violence qui donnera un climax bien sanglant. En dire plus serait spoiler les diverses révélations qui rythment le film. Continuer la lecture de The Hateful Eight

Colt Express

pic2031465_mdL’autre jour j’avais des invités, on a décidé de se faire un petit jeu et du coup j’ai sorti une de mes nouveautés pas encore testées, à savoir Colt Express, le petit dernier de chez les Ludonautes. ce jeu de Christophe Raimbault est fait pour 2 à 6 joueurs (règles spéciales à 2 quand même), indiqué dès 10 ans (ça colle pas mal) et pour des parties d’une quarantaine de minutes.Il est joliment illustré par Jordi Valbuena dans un style un peu cartoon donnant le panache nécessaire à ce cadre de western très sympathique. Ici chaque joueur va prendre le contrôle d’un bandit se lançant dans le dévalisage de passagers de train avec fougue et passion, dans le but d’être le plus riche lorsque le train arrivera à la gare. Le tout utilise un système de programmation et de gestion de main vraiment bien foutu. A noter que j’y ai joué à seulement 3, et que le jeu me semble encore bien plus fun (et plus chaotique et bordélique) à plus de gens. Continuer la lecture de Colt Express