Archives par mot-clé : post-apo

10 Cloverfield Lane

10-cloverfield-lane-movie-posterComme Cloverfield à l’époque, ce film produit par JJ Abrams a débarqué soudainement avec un trailer qui fait envie, un minimum d’infos, beaucoup de questions, et du coup un joli coup marketing. Bon, soyons clairs… au vu de la bande-annonce, du contenu du film, et du secret qui a été si bien maintenu, je vais diviser mon billet en deux parties ; un petit bout assez court pour tout le monde, et un morceau avec spoilers pour celles et ceux qui ont vu le film.

Dans ce film, on a donc une femme qui se réveille, après un accident de la route, dans une sorte de bunker où elle a été soignée. Elle va partager les lieux avec le propriétaire (et constructeur paranoïaque et conspirationniste du bunker) et un autre homme. Elle apprend que quelque chose s’est déroulé dehors, quelque chose de mal lui interdisant de sortir. Dès lors la promiscuité entre ces personnages, la curiosité sur ce qui se passe dehors, les révélations au sujet de chacun, les personnalités antagonistes, tout cela va nous construire un huis-clos solide, dur, tendu, qui se termine en apogée bien barrée. Que dire de plus sans spoiler? La réalisation est bien foutue et nous met en lien direct avec les personnages, filmant proche d’eux, et nous faisant sentir l’enfermement ; c’est d’ailleurs même une belle performance pour un réalisateur dont on a là le premier long-métrage. Les acteurs sont très bons, en particulier un John Goodman en très grande forme ; mais les deux autres sont très bons aussi, que ce soit mary Elizabeth Winstead (la lovely Ramona de Scott Pilgrim, ou alors Lucy MacLane dans les derniers Die Hard) ou John gallagher Jr (plutôt un habitué des sériés policières). C’est vraiment un bon film, bien mieux que Cloverfield d’ailleurs. Allez hop, la bande-annonce puis la partie avec spoilers…

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The Divide

20125746La bombe explose. La grosse. Celle qui fait un champignon. Dans l’immeuble c’est la panique. On court, on se bouscule, on crie. Quelques personnes ont la bonne idée de se réfugier su sous-sol où ils découvrent un lieu aménagé par le bizarre Mickey, genre survivaliste taciturne. Cloitrés dans cette cave, ces gens vont très vite découvrir que survivre c’est bien, mais qu’il faut encore réussir à survivre ensemble. Très vite les tensions vont naître et les positions et rôles vont se constituer dans une ambiance glauque et oppressante. Surtout quand une équipe en combinaisons de protection ouvre la porte de l’extérieur, fusils d’assaut à la main et menaçante. Avec des personnalités aussi différentes et aussi marquées, dans un huis clos, avec des rations insuffisantes, une menace extérieure qui n’est pas claire, tout ce petit monde va petit-à-petit virer vers la folie. Violence et sang sont au programme d’un climax complètement barré. Avant un épilogue laissant la place libre à pas mal de questions sans réponses. Continuer la lecture de The Divide

Eternity Incorporated

C1-Eternity-Inc-BD-625x1024Le copinage n’a jamais tué personne, donc voici un petit billet sur Eternity Incoroprated du collègue auteur de jeux de rôles (on a bossé sur Capharnaüm) Raphaël Granier de Cassagnac. De la bonne SF bien foutue, intelligente, prenante et tout, ce fut une très bonne lecture.

Dans un futur pas trop déterminé, l’Humanité a succombé à un méchant virus. Seule une frange de gens sélectionnés a pu survivre sous les bulles créées par la société Eternity, des villes sous cloche protégées du monde extérieur, régies de manière très codifiée par des super-ordinateurs, des intelligences artificielles appelées Processeurs. Dans l’une de ces bulles, la seule qui ait survécu d’ailleurs, nous allons suivre les aventures de trois personnages très différents qui vont se retrouver mêlés dans une enquête particulière lorsque soudainement le Processeur s’arrête. Plus de directives, plus de contrôles de sa part. Une sorte de délivrance pour certains, un abandon pour d’autres. La liberté retrouvée va être plus ou moins bien vécue selon les affinités de chacun. Entre un DJ junkie révolté, une militaire qui patrouille les abords de la bulle, et une responsable de la connectique au Processeur, les différents éléments vont être dévoilés au lecteur. On entre très vite dans le monde d’Eternity Incorporated, facile d’accès, et du coup on se laisse vite happer par l’intrigue. En suivant les révélations et les découvertes des héros, le lecteur va échafauder ses théories sur la disparition du Processeur. L’auteur prend un malin plaisir à tisser de nombreuses fausses pistes, et il ne sera pas facile de démêler le vrai du faux. D’ailleurs la fin m’a pris de court, et j’avoue avoir été surpris par la révélation finale que je n’avais pas vraiment vue venir. Continuer la lecture de Eternity Incorporated

Mad Max – Fury Road

madmaxfrAlors que je me faisais gentiment à l’idée d’attendre de le voir sur ma télé, l’occasion s’est présentée d’aller voir ce Mad Max nouveau au cinéma, et j’ai sauté dessus… sans regret. Du grand spectacle comme ça, mieux vaut le prendre dans la gueule en grand format. Miam. Le genre de très grosse baffe dont on en redemande. Le papy Miller a donc repris les commandes sur son univers post-apo déjanté et fou furieux pour nous tourner un autre film sur Max. Et c’est bon. Un peu comme s’il nous disait « bon ben voilà, maintenant que j’ai les moyens techniques et financiers pour, je vous balance ce que j’aurais aimé balancer il y a 30 ans ».

Mad Max Fury Road c’est l’histoire de Max, l’ancien flic qui n’a pas pu empêcher la mort de sa famille et qui déprime tout seul dans un monde post-apo transformé en immense désert au sein duquel évoluent des bandes de pillards cherchant à survivre. Et rencontrer ces pillards quand on n’en est pas un, ce n’est pas une bonne idée. Capturé, Max va se trouver contraint et forcé de suivre la troupe de fous furieux lorsque celle-ci se lance à la poursuite d’un camion dans le désert. Camion conduit par une femme ayant trahi la bande. Avec le soutien d’autres tribus alliées, ils vont engager une folle course-poursuite au cours de laquelle Max va s’évader et prêter main forte aux fuyards. Et c’est à peu près tout. Oui le pitch n’est pas très épais. Mais bon comme souvent dans les films d’action, ce n’est pas la profondeur du scénario qui fait la qualité du métrage, bien plutôt sont traitement. Et là c’est une réussite. On ne va pas voir ce film en recherchant le drame complexe aux motivations tordues ; on va voir ce film pour y voir de l’action, du chrome, de la rouille et du sable. Et le contrat est rempli à 200%. Continuer la lecture de Mad Max – Fury Road